Si l'Union européenne n'agit pas immédiatement, les objectifs climatiques pour 2030 ne seront pas atteints. C'est ce qu'affirme l'Agence européenne pour l'environnement dans un rapport sur l'état de l'environnement en Europe. L'AEE exhorte l'UE à prendre des mesures pour lutter contre la perte de biodiversité, les effets du changement climatique et l'utilisation excessive des ressources naturelles.
Selon le rapport, il y a néanmoins de bonnes raisons d'espérer, notamment grâce à une prise de conscience croissante du public quant à la nécessité d'un avenir durable. Par ailleurs, le rapport identifie sept domaines prioritaires pour des actions, dont la promotion des innovations durables et l'utilisation de l'influence économique et diplomatique de l'UE pour conclure des accords internationaux.
Le rapport, publié tous les cinq ans par l'Agence européenne pour l'environnement, fournit des analyses scientifiques sur la manière de répondre aux défis complexes tels que le changement climatique, la perte de biodiversité, ainsi que la pollution de l'air et de l'eau.
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Dans la lutte contre le changement climatique, il faut également se demander si les Pays-Bas doivent continuer à être un grand exportateur de viande et d'autres produits agricoles. Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne chargé de mettre en œuvre le « Green Deal », a souligné les effets néfastes du secteur agricole sur l'environnement. Il a qualifié la situation liée à l'azote aux Pays-Bas d'« aiguë », tout en reconnaissant que ce secteur est en train d'opérer « des changements substantiels ».
Il n'y a pas de temps à perdre pour prendre des mesures, même si elles sont douloureuses et complexes, a déclaré Timmermans. La « véritable transformation » de l'économie et de la société nécessite chaque année plusieurs centaines de milliards d'euros d'investissements, notamment dans l'hydrogène et les batteries, a-t-il précisé. Selon lui, l'argent pour un « changement de système » est disponible. En cas d'inaction, les coûts seraient bien plus élevés et l'Europe manquerait les avantages économiques et les opportunités que la transition vers la neutralité climatique offre également.
Concernant les craintes que toutes ces transformations nuisent à l'emploi et à l'industrie, Timmermans a évoqué un fonds pour la « justice sociale » d'au moins 100 milliards d'euros annoncé par la Commission européenne. Le changement climatique est une menace directe pour notre existence, a averti Timmermans. Il présentera ses premiers plans la semaine prochaine.

