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L'UE et le Moyen-Orient bientôt face à un choix : soutenir Téhéran ou Washington

Iede de VriesIede de Vries
Photo par Alena Vavrdova sur UnsplashPhoto: Unsplash

La chancelière Merkel, le président français Macron et le Premier ministre britannique Johnson exhortent l'Iran à la retenue dans le conflit entre les États-Unis et l'Iran. Ils appellent le gouvernement de Téhéran à respecter l’accord nucléaire de 2015.

Les dirigeants européens insistent sur la nécessité de désescalade. Ils appellent également les autres pays impliqués dans le conflit à faire preuve d’« extrême retenue et responsabilité » et s’accordent sur le fait que la « souveraineté et la sécurité de l’Irak » doivent être protégées.

Les ministres des Affaires étrangères se réuniront vendredi pour une session extraordinaire à Bruxelles afin de discuter de la réponse européenne aux tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran au Moyen-Orient. Le commissaire européen aux Affaires étrangères Borell espère avoir parlé avant cela avec le ministre iranien des Affaires étrangères.

En réalité, les pays de l’UE sont confrontés au choix de tenter encore de maintenir, même partiellement, l’accord nucléaire iranien affaibli et démantelé, ou d'accepter que les États-Unis s’en soient déjà retirés et que l’Iran ne s'y conforme plus non plus désormais.

Dimanche, une partie du parlement irakien a voté pour l’expulsion de toutes les forces militaires étrangères de la coalition dirigée par les États-Unis contre l’EI. Des parlementaires kurdes et sunnites ont boycotté cette séance. L’Iran a annoncé qu’il ne respecterait plus l’accord nucléaire international. Les 28 États membres de l’UE en sont très préoccupés. Cette décision pourrait signifier que l’Iran poursuivra son programme nucléaire sans aucune restriction.

La mission de formation néerlandaise dans le nord de l’Irak est également suspendue. La Défense avait encore annoncé dimanche que quelque quarante marins à Erbil reprendraient le travail cette semaine. Mais le commandant de la coalition internationale contre l’EI a finalement décidé de suspendre aussi les activités dans le nord kurde de l’Irak, a indiqué lundi un porte-parole de la Défense.

La mission de formation à Bagdad avait déjà été interrompue auparavant. Là, trois à douze commandos néerlandais entraînent et conseillent les forces spéciales irakiennes. Selon le porte-parole, il n’y a pas encore de projet de rapatrier les militaires néerlandais.

Dans le monde arabe, la situation menaçante suscite également une grande vigilance, car l’Iran pourrait se venger de l’assassinat de leur commandant militaire américain cible en attaquant les positions et intérêts américains dans leur région. De plus, il y a la crainte d’une expansion encore plus grande de l’influence irano-chiite en Irak, en Syrie et dans la région sunnite du Golfe. Les pays arabes cherchent dans leurs réactions à cette attaque américaine à éviter avant tout d’être placés par Téhéran sur la liste de ses « amis » américano-israéliens.

Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

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