Le gouvernement du président Zelensky s’est engagé à mettre en place dans un délai d’un mois des mesures propres visant à limiter les effets secondaires involontaires des exportations agricoles dans leurs cinq pays voisins de l’UE. On redoute de nouvelles blocages des passages frontaliers par des agriculteurs polonais en colère.
Bruxelles indique que les chiffres d'exportation et les transports de blé via les corridors de solidarité vers les ports de l’UE ont montré qu’aucun grand volume de produits agricoles n’arrive plus dans les cinq pays voisins de l’UE. C’est pourquoi Bruxelles a décidé de ne pas prolonger l’interdiction temporaire d’exportation de quatre produits agricoles ukrainiens imposée en mai et qui expirait vendredi.
La Pologne craint que l’arrivée d’une grande quantité de blé ukrainien bon marché perturbe à nouveau le commerce local du blé. Le gouvernement polonais a déjà réagi avec colère à la décision de Bruxelles et annonce maintenant qu’il prendra lui-même des mesures contre les exportations ukrainiennes. La Hongrie menace également de le faire, tandis que la Bulgarie a décidé hier de ne pas suivre cette voie.

