La Commission européenne accumule ainsi encore plus de retard dans ses plans pour lutter contre les produits chimiques dangereux. Des groupes environnementaux avertissent que cela entraîne davantage de pollution. Il n’y aura donc pas non plus d’interdiction européenne de l’utilisation des produits chimiques non dégradables (forever chemicals) tels que les PFAS.
Il y a quatre ans, la Commission européenne (VDL-1) avait présenté un plan ambitieux visant à restreindre de larges groupes de substances nocives. Ce plan était considéré comme l’une des plus grandes interventions en matière de réglementation chimique en Europe.
Protestation des agriculteurs
Mais en raison des protestations des agriculteurs européens et de la résistance au Parlement européen, aucune interdiction de l’utilisation des produits chimiques dangereux en agriculture n’a été mise en place.
Promotion
Quatre ans plus tard, il s’avère que la mise en œuvre de cette partie du Green Deal accuse un retard. Pour une grande partie des mesures prévues, le travail n’a pas encore commencé ou est à l’arrêt. Cela suscite des inquiétudes croissantes quant à l’avancement.
Dangereux
Les organisations environnementales affirment que la Commission est elle-même la principale cause du retard. Selon elles, les actions pour réduire les produits chimiques dangereux sont trop lentes, malgré les promesses antérieures d’agir plus rapidement contre les substances nocives.
Ces retards auraient causé une pollution supplémentaire. Il s’agit de plusieurs dizaines de milliers de tonnes de produits chimiques qui auraient pu être limités plus tôt. Ces substances se retrouvent souvent dans des produits quotidiens, tels que des matériaux utilisés dans des articles pour enfants ou d’autres biens de consommation. Certaines de ces substances persistent longtemps dans l’environnement.
Relancer ?
Selon les règles en vigueur, la Commission doit répondre dans quelques mois aux avis des experts. En pratique, cela ne se fait pas toujours dans les délais. Les décisions peuvent prendre plusieurs années. Les retards varient de plus d’un an à presque quatre ans. Les groupes environnementaux appellent la Commission à agir plus rapidement et à relancer la mise en œuvre du plan.

