Ce week-end, la nouvelle Commission européenne dirigée par la nouvelle présidente Ursula von der Leyen aurait dû entrer en fonction, mais pour l'instant, la Commission actuelle de Jean-Claude Juncker continue d'assurer l'intérim. La date de démarrage de la nouvelle Commission européenne a été reportée du 1er novembre au 1er décembre, et pourrait ensuite être à nouveau décalée car tous les 27 ou 28 commissaires ne sont pas encore connus. Par conséquent, il n’y a pas encore d’approbation du Parlement européen pour cette Commission européenne.
Pour trois pays, le nom du nouveau commissaire européen n’est pas encore définitivement connu. Les candidats roumain, français et hongrois ont auparavant été rejetés par le Parlement européen. Von der Leyen a toutefois déjà accepté deux nouveaux candidats : le politicien français Thierry Breton et l’ambassadeur hongrois auprès de l’UE Oliver Varhelyi.
Les deux nouveaux se préparent actuellement à leur audition, qui durera au moins deux semaines. L’approbation de la Commission au complet devrait ensuite avoir lieu lors de la dernière semaine de novembre à Strasbourg. Un candidat commissaire en provenance de Roumanie est encore attendu, ce pays étant actuellement bloqué dans une impasse politique intérieure. Le pays est actuellement dirigé par un gouvernement minoritaire démissionnaire. Il faudra attendre la semaine prochaine pour savoir si le nouveau gouvernement Orban obtient la confiance du Parlement roumain. Par ailleurs, des élections présidentielles auront également lieu la semaine prochaine.
Parallèlement, Von der Leyen est condamnée à patienter. Si le gouvernement Orban obtient la confiance la semaine prochaine au Parlement roumain, un nouveau nom pourrait rapidement être proposé. Les noms d’Adina Valean et de Siegfried Muresan, tous deux membres du Parlement européen, circulent depuis un certain temps.
Si le nouveau gouvernement roumain échoue, le report menace de s’allonger sérieusement et un démarrage de la Commission au 1er décembre est exclu. La Commission ne pourrait alors prendre ses fonctions qu’au plus tôt en janvier 2020. Dans ce cas, un nouveau problème se profile : y aura-t-il ou non un commissaire britannique ?
Tant que les Britanniques restent membres de l’Union européenne, ils doivent aussi être représentés dans les institutions européennes. Maintenant que le délai du Brexit a été prolongé jusqu’au 31 janvier 2020, Londres sera invitée à présenter un candidat pour la Commission Von der Leyen. Cela signifie que le politicien anti-UE Boris Johnson devra désigner un nouveau commissaire britannique dans sa campagne électorale avant le 12 décembre.
Au Parlement européen, des préparatifs sont déjà en cours pour les auditions du candidat français Thierry Breton. Les nouvelles règles exigent qu’au préalable, le comité juridique examine les candidats concernant leurs intérêts financiers et recherche d’éventuels conflits d’intérêts. Ce n’est qu’ensuite que les auditions orales devant les commissions parlementaires compétentes ont lieu.
Breton, PDG de la société technologique Atos, a déjà promis qu’il ne détiendrait aucune action dans cette entreprise s’il devient commissaire européen. Breton occupera le portefeuille important de la Politique industrielle, du Marché intérieur, de la Défense et de la Numérisation.

