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Von der Leyen presse Boris Johnson dans une deuxième lettre : dépêche-toi....

Iede de VriesIede de Vries
Visite officielle de David SASSOLI, président du PE à Londres – David SASSOLI, président du PE, rencontre Boris JOHNSON, Premier ministre britannique à Londres le 8 octobre 2019.Photo: AFP

La nouvelle présidente de la Commission européenne souhaite que le Premier ministre Boris Johnson propose un candidat britannique pour la Commission européenne au plus tard à la fin de cette semaine. Ursula von der Leyen a envoyé une deuxième lettre officielle à Johnson à ce sujet. Un porte-parole à Bruxelles a préféré ne pas spéculer sur ce qui se passera si les Britanniques ne coopèrent pas à temps.

Dans sa deuxième lettre, Von der Leyen rappelle que les Britanniques ont eux-mêmes demandé un report du Brexit, et que le Royaume-Uni est donc encore membre de l'Union européenne, ce qui implique qu'il doit aussi proposer un nouveau commissaire pour la nouvelle Commission. La presse britannique a rapporté hier que le Premier ministre respectera la loi. Plus tôt cette année, Johnson avait déclaré qu'il refuserait catégoriquement d'envoyer un nouveau commissaire britannique à Bruxelles.

Von der Leyen souhaite lancer officiellement sa nouvelle Commission européenne le 1er décembre. C'est déjà un mois plus tard que prévu initialement. Mais le Parlement européen a rejeté trois candidats commissaires, ce qui a conduit à chercher des remplaçants et provoqué un premier retard.

Ces trois nouveaux candidats (en provenance de France, Roumanie et Hongrie) seront auditionnés jeudi à Bruxelles par le Parlement européen. Dans ce cas, la nouvelle Commission pourrait être officiellement installée lors de la session plénière du Parlement européen, fin novembre à Strasbourg, et commencer à travailler le 1er décembre.

Dans l’hypothèse où le Premier ministre britannique présenterait cette semaine un commissaire européen britannique, le Parlement européen devrait l’auditionner et l’évaluer lors d’une session spéciale la semaine suivante. En théorie, Johnson pourrait aussi proposer que l’actuel commissaire britannique Julian King reste en poste un certain temps.

Jusqu’à présent, Johnson reste ferme. Il craint que la nomination d’un candidat – qui restera commissaire jusqu’au Brexit effectif – ne soit utilisée par ses opposants politiques comme une preuve qu’il ne veut pas sortir le Royaume-Uni de l’UE. Johnson ne souhaite pas cela à l’approche des élections nationales du 12 décembre.

Ces derniers jours, des diplomates britanniques à Bruxelles ont suggéré que Johnson ne présenterait un candidat qu’après les élections. Dans ce cas, la nouvelle Commission ne pourrait pas commencer avant février, soit trois mois plus tard que prévu initialement. Von der Leyen considère cela inacceptable et accentue donc la pression sur Londres.

Entre-temps, des juristes à Bruxelles ont examiné les mesures à prendre si Johnson ne présente pas de candidat. Il en ressort que chaque pays de l’UE a le droit d’avoir son propre candidat, mais pas l’obligation d’en avoir un. Il est également conclu que la nouvelle Commission peut commencer avec 27 commissaires.

Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

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