Lors de la réunion mensuelle des ministres européens de l’agriculture, Adema soulignera que les discussions sur la proposition de la Commission européenne doivent être conclues aussi rapidement que possible et ne pas subir de retard.
C’est pourquoi les Pays-Bas soutiendront la demande d’une évaluation d’impact complémentaire uniquement si celle-ci a une portée réaliste et limitée, afin que sa mise en œuvre soit réalisable dans le délai proposé de 6 mois. Les Pays-Bas préconisent également une approche progressive, de sorte que toutes les informations disponibles en cours de route puissent être directement intégrées aux discussions.
Les remarques d’Adema interviennent après le soutien apporté par le commissaire européen à l’agriculture Janusz Wojciechowski à une nouvelle évaluation d’impact des plans de réduction de l’utilisation des pesticides. Plusieurs pays de l’UE défendent une toute nouvelle évaluation d’impact, tandis que ses détracteurs la rejettent, la qualifiant de moyen détourné de bloquer la législation.
En juin, la Commission européenne a présenté une proposition de nouvelle législation sur l’utilisation des pesticides, le Règlement sur l’Utilisation Durable (RUD), avec l’ambition de réduire les risques de moitié d’ici 2030. Cette proposition est controversée dans de nombreux pays de l’UE.
Lors de cette présentation, un rapport d’évaluation d’impact de 371 pages a également été publié, mais de nombreuses organisations agricoles estiment que les études menées n’étaient pas suffisantes.
En réponse à d’anciennes questions de la Chambre basse, Adema a déclaré que les Pays-Bas ne sont pas fondamentalement opposés à une demande d’informations complémentaires, mais insistent pour que sa portée soit réaliste et réalisable et que cela ne ralentisse pas l’avancement des discussions.
Selon lui, la proposition actuellement sur la table concernant une toute nouvelle étude va beaucoup trop loin et conduit à un retard non souhaité, a-t-il écrit fin novembre à la Chambre basse.
La décision finale concernant une éventuelle étude supplémentaire ne revient ni au commissaire à l’Agriculture ni aux ministres de l’Agriculture, mais à la commissaire à la Santé, Stella Kyriakides, initiatrice de la proposition RUD.
Ces dernières semaines, Kyriakides et ses collègues Timmermans (Climat) et Sinkevicius (Environnement) ont déjà inclus plusieurs assouplissements et compromis dans la proposition. Par exemple, il n’est plus question d’une interdiction totale d’utilisation des pesticides dans certaines zones, mais les substances moins nocives pourront être utilisées. La Commission européenne affirme également être prête à d’autres compromis.

