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UE : pas de nouvelles exigences « vertes » pour le soutien à l’aviation en pleine crise du coronavirus

Iede de VriesIede de Vries
Photo par Troy Mortier sur UnsplashPhoto: Unsplash

La commissaire européenne aux Transports, Adina Vălean, déclare que l’épidémie de coronavirus n’est pas le bon moment pour imposer de nouvelles conditions environnementales aux aides d’État destinées aux compagnies aériennes. Des groupes écologistes souhaitent que toute aide publique à ces compagnies soit conditionnée à une réduction supplémentaire de leurs émissions de CO2 et à l’instauration d’une taxe sur le kérosène.

Le secteur international des transports est gravement perturbé du fait que les gouvernements ont imposé diverses restrictions de voyage. Ainsi, les compagnies aériennes, les entreprises ferroviaires et les services de ferries ont dû réduire ou annuler complètement leurs services. Le transport de marchandises risque également d’entrer en crise, avec des ruptures de chaînes d’approvisionnement essentielles, car des contrôles aux frontières supplémentaires ont provoqué d’énormes embouteillages.

Il est désormais clair que la crise du coronavirus ne se limitera pas à une pandémie médicale mondiale de courte durée, mais menace aussi de déboucher sur une crise économique potentiellement plus grave que celle des années 1930. Un plan de relance post-corona est actuellement en discussion au Parlement européen de Bruxelles.

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Il est déjà clair que ce plan coûtera non pas quelques dizaines ou centaines de milliards, mais plusieurs centaines de milliards d’euros. C’est pourquoi la Commission européenne, sous la présidence d’Ursula von der Leyen, a dû décider que les 27 commissaires européens réexamineraient leurs programmes politiques établis l’année dernière.

Selon une première version préliminaire du nouveau programme de travail TRAN – consultée par le site d’information EURACTIV – plusieurs propositions législatives visant à accroître l’utilisation des carburants durables dans les secteurs aérien et maritime seront au moins reportées à 2021. Cependant, le volet central de la mission de la commissaire aux Transports, une stratégie globale pour une mobilité durable, reste à l’ordre du jour et devrait être publiée d’ici la fin 2020.

Le trafic passager dans l’aviation ayant chuté jusqu’à 92 % à certains endroits, des segments de cette industrie sont menacés d’extinction, nombre des acteurs plus petits risquant la faillite. Les compagnies aériennes ont été déçues que la Commission européenne estime qu’elles doivent rembourser les passagers plutôt que de leur offrir des bons pour des vols ultérieurs.

La législation européenne sur les droits des passagers précise que les compagnies aériennes peuvent proposer des bons au lieu d’un remboursement, mais que c’est au client d’accepter ou non cette offre. Certaines agences de voyages et compagnies aériennes ne respectent pas ces règles. Mais Vălean reste ferme dans son positionnement, affirmant que les règles « indiquent clairement que les passagers ont droit à une indemnisation » et que la protection juridique des clients mérite d’être défendue.

La commissaire a toutefois admis que les compagnies aériennes sont libres de rendre les bons aussi attractifs que possible pour les voyageurs. Les Pays-Bas ont approuvé des bons avec une limite de validité qui, s’ils ne sont pas utilisés dans ce délai, doivent être remboursés intégralement. Les compagnies aériennes préfèrent offrir des bons car les remboursements épuisent leurs réserves de trésorerie à un moment où elles en ont le plus besoin.

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Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

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