La Pologne, la Hongrie et la République tchèque sont obligées de reprendre les demandeurs d’asile en provenance d’Italie et de Grèce. C’est la conclusion de l’avocat général de la Cour de justice de l’Union européenne dans une affaire engagée par la Commission européenne contre ces trois pays. L’avis de l’avocat général est généralement suivi par la Cour.
En 2017, la Commission européenne avait entamé une procédure judiciaire contre la Pologne, la Hongrie et la République tchèque à cause de leur refus de coopérer au réacheminement des demandeurs d’asile. Les pays de l’UE avaient convenu cet arrangement en 2015 afin d’alléger la charge de l’Italie et de la Grèce. Un porte-parole de la Commission européenne a déclaré qu’il ne commenterait l’affaire qu’une fois que la Cour aura rendu une décision définitive.
En 2017, la Cour avait déjà rejeté une demande de la Hongrie et de la Slovaquie
Selon Bruxelles, la rétention forcée des demandeurs d’asile déboutés dans les camps de transit équivaut à une détention effective. La Hongrie est donc tenue, selon les règles européennes, de veiller à leur fournir de la nourriture. L’exécutif de l’UE a déjà demandé des éclaircissements à la Hongrie en juillet, mais ce pays n’a pas pris de mesures satisfaisantes, précise la Commission, qui souligne l’urgence de la situation.

