Le Parlement européen reconnaîtra officiellement la semaine prochaine les hommes politiques catalans Carles Puigdemont, Toni Comin et Oriol Junqueras en tant que membres. Les trois Catalans ont été élus députés européens en mai.
Ils n'ont pas encore pu prendre leur siège, car l'Espagne exigeait qu'ils prêtent d'abord allégeance à la Constitution espagnole. Puigdemont et Comin sont recherchés par Madrid en lien avec un référendum illégal et chaotique en Catalogne. Les indépendantistes de la région autour de Barcelone souhaitaient ainsi se séparer de l'Espagne en octobre 2017. Presque exclusivement des indépendantistes ont voté lors du référendum, ce qui a conduit à une crise politique prolongée et à d'importants dommages économiques.
Cependant, l'ancien dirigeant de parti Junqueras est déjà incarcéré en Espagne. Le leader du parti nationaliste de gauche ERC a été condamné en octobre à plus de 13 ans de prison en raison de son rôle dans le processus d'indépendance catalan. Selon le verdict, il ne doit pas non plus exercer de fonction politique ou publique pendant cette période. Les nationalistes catalans contestent cela.
Le Parlement européen a indiqué qu'il reconnaît à la fois Junqueras, détenu en prison, et Carles Puigdemont et Toni Comin, réfugiés en Belgique, comme députés européens avec l'immunité parlementaire correspondante. Le Parlement européen attend les trois hommes politiques catalans le 13 janvier au Parlement européen à Strasbourg.
Vendredi dernier, le Conseil électoral espagnol a encore statué que Junqueras doit rester en prison et ne peut pas être député européen, une décision qui doit encore être confirmée ou infirmée dans les prochains jours par la Cour suprême à Madrid.
Les deux hommes politiques d'un autre parti catalan, Puigdemont et Comin, résident en Belgique et craignaient d'être arrêtés s'ils mettaient le pied en Espagne.
La justice belge a depuis décidé de ne pas tenir compte d'un mandat d'arrêt espagnol contre deux hommes politiques indépendantistes catalans. Une décision devait être prise le 3 février, mais selon les médias espagnols, le mandat disparaîtrait dans un tiroir, car les deux ont obtenu l'immunité parlementaire.
La Cour de justice européenne avait ouvert la voie au Parlement européen pour les dirigeants catalans le 16 décembre. Ils avaient certes remporté un siège européen le 26 mai, mais ils ne pouvaient pas l'occuper car une loi espagnole oblige les élus européens à prêter d'abord allégeance à la Constitution espagnole à Madrid.

