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AKK rejette les critiques de Merkel et Maas sur la stratégie de l'OTAN de Macron

Iede de VriesIede de Vries
Photo par Chuanchai Pundej sur UnsplashPhoto: Unsplash

L'Allemagne n'est manifestement pas d'accord avec le président français Macron qui a plaidé en début de semaine pour une OTAN sans les États-Unis. Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas et la chancelière Angela Merkel ont mis en garde contre une remise en cause de l'OTAN. Sans les États-Unis, l'Allemagne et l'Europe ne peuvent pas se sécuriser suffisamment, ont-ils indiqué. Mais la ministre allemande de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer, est globalement d'accord avec Macron.

Les responsables politiques allemands ont réagi aux critiques du président français Emmanuel Macron dans une interview accordée à The Economist, dans laquelle il qualifiait l'OTAN de « mort cérébrale ». Selon Macron, un manque de coordination entre les États membres empêche une intervention quand elle est nécessaire. Il dénonçait que les États-Unis agissent de manière unilatérale, sans consulter les Européens.

Maas et Merkel soutiennent l'appel de Macron à renforcer la défense européenne, mais en tant que partie intégrante de l'OTAN et non pour la remplacer. La ministre allemande Annegret Kramp-Karrenbauer (AKK) est toutefois sur la même longueur d'onde que le président français. Elle souhaite surtout montrer que la politique allemande en matière de défense doit être révisée. AKK est, en plus d'être présidente de la CDU, ministre allemande de la Défense.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne s'est surtout tenue en retrait au sein de l'OTAN. Mais AKK veut mettre la Défense allemande beaucoup plus en avant. Elle a succédé plus tôt cette année à Ursula von der Leyen, devenue présidente de la Commission européenne. AKK souhaite entre autres créer un conseil national de sécurité. Elle estime aussi que son pays doit consacrer davantage de fonds à la Défense.

Ses projets sont jusqu'à présent peu bien accueillis dans son pays. Des critiques estiment qu'un changement de cap aussi important devrait être réservé à la chancelière. Mais Merkel et AKK ne semblent pas partager la même position. Elle souhaite qu'Allemagne joue un rôle plus actif en matière de sécurité nationale et globale. C'est pourquoi elle compte profiter de la présidence du Conseil de l'UE au second semestre 2020 pour renforcer le bras européen au sein de l'OTAN.

La ministre allemande appelle aussi à la création d'un Conseil européen de sécurité, dans lequel le Royaume-Uni devrait également siéger, quelle que soit l'issue d'un possible départ de l'Union européenne. Le fait qu'une personnalité politique allemande de premier plan et présidente de parti plaide ouvertement pour que la politique de défense allemande prenne une place plus visible au niveau européen montre clairement que Berlin réfléchit à une nouvelle position allemande propre dans ces débats.

Annegret Kramp-Karrenbauer semble donc se positionner en matière de Défense comme une alliée de Macron, s'éloignant de Merkel. Il y a un peu plus d'un an, AKK avait été propulsée par Merkel comme nouvelle présidente de parti, et par là-même comme future chancelière pressentie. Mais sa popularité a rapidement décliné au cours de l'année écoulée. Même au sein de son propre parti, les appels à écarter Kramp-Karrenbauer se font de plus en plus nombreux. La probabilité qu'elle succède un jour à Merkel comme chancelière diminue progressivement.

La chancelière Angela Merkel a assuré les États-Unis que son pays continuerait à soutenir la gestion des crises internationales. Elle a confirmé au ministre américain des Affaires étrangères Mike Pompeo à Berlin que l'Allemagne souhaite conserver un rôle actif dans la résolution des conflits internationaux. Elle a cité les conflits en Afghanistan, en Syrie, en Libye ainsi qu'en Ukraine comme exemples.

Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

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