Il a également déclaré aux enquêteurs que personne d'autre n'était au courant de ses projets d'attaquer le Premier ministre. Le gouvernement slovaque a maintes fois affirmé qu'il considérait que l'attentat faisait partie d'un complot plus large, rapporte l'agence de presse Bloomberg.
Les documents judiciaires montrent par ailleurs que Cintula fait surtout référence à la décision du gouvernement slovaque de cesser l'aide militaire à l'Ukraine, qui a été le déclencheur direct de son acte.
Cintula qualifie la politique menée par le gouvernement slovaque soutenu par les nationalistes du Premier ministre Fico de « traître envers l'UE ». De plus, le septuagénaire a affirmé lors des interrogatoires qu'il ne voulait pas tuer Fico, mais seulement « lui nuire physiquement », a-t-il expliqué.
La Slovaquie, membre de l'Union européenne, est devenue plus nationaliste et pro-russe depuis que Fico est au pouvoir depuis quelques mois. Depuis l'attentat, les autres membres du gouvernement ont accusé l'opposition et les médias. Ils estiment qu'ils portent la responsabilité de la radicalisation du suspect.
Le 20 mai, il a été rapporté que le Premier ministre slovaque se remet légèrement. Il n'est plus en danger de mort, mais pas assez stable pour être transféré dans un autre hôpital.
« Il s'améliore cliniquement, il communique et ses inflammations diminuent progressivement », indique un communiqué de l'hôpital où Fico est hospitalisé. Le Premier ministre de 59 ans a subi deux opérations.

