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La coalition allemande repense à nouveau la transition agricole

Iede de VriesIede de Vries
En politique allemande, le ministre de l'Agriculture Cem Özdemir a relancé la discussion sur une nouvelle taxe sur la viande ou une TVA alimentaire plus élevée afin de financer la rénovation de l’élevage et de l’agriculture. Cela avait déjà été proposé il y a quelques années par la Commission pour l’Avenir de l'ancien ministre Jochen Borchert (ZKL), mais cette proposition n’avait pas été reprise par la nouvelle coalition SPD, Verts et libéraux FDP.
Afbeelding voor artikel: Duitse coalitie denkt opnieuw na over landbouwtransitie

Selon Özdemir (Verts), une perspective d’avenir pour de meilleurs revenus agricoles pourrait sortir l'impasse actuelle concernant le diesel agricole plus cher. Les petites exploitations agricoles, en particulier, connaissent une baisse de leurs revenus et un processus de restructuration insidieux. En réaction à la grande manifestation de lundi dernier, Özdemir a déclaré qu’il pourrait soumettre des propositions « dans un très court délai » avec son collègue des Finances Christian Lindner (FDP) aux dirigeants des partis. Mais cette fois, il faudra que la coalition affiche une volonté politique, a-t-il précisé mardi. 

Le contexte est une « taxe bien-être animal » sur les produits alimentaires d’origine animale dans les supermarchés, telle que recommandée il y a quelques années par la Commission Borchert pour l’Avenir. Une surtaxe d’environ 40 centimes par kilo de viande serait envisageable. Une autre variante pourrait être une augmentation de l’impôt sur le revenu pour tous les Allemands.

Dans les deux cas, ce ne seraient pas seulement les éleveurs et agriculteurs qui devraient financer tous les coûts de modernisation. Les agriculteurs allemands se plaignent depuis longtemps que les supermarchés allemands veulent payer des prix d’achat beaucoup trop bas pour leurs produits alimentaires. La coalition feu tricolore a initialement réservé un milliard d’euros à cet effet, mais seulement jusqu’en 2026 et uniquement destiné à l’élevage porcin.

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Dans les premières réactions à cette reprise du débat sur « Borchert », un porte-parole du FDP a de nouveau souligné les risques d’inflation, sans pour autant rejeter la proposition d’emblée. L’opposition CDU/CSU met aussi en garde contre les conséquences fiscales. Le porte-parole financier du parti au pouvoir SPD a indiqué que des plans similaires pour une transition agricole « à la Borchert » sont déjà en préparation, mais qu’ils ne seront proposés que dans quelques mois.

Au plus tard d’ici la fin de cette semaine, le Bundestag allemand doit trancher sur l'économmie de plusieurs milliards envisagée, incluant la suppression d’avantages fiscaux pour les agriculteurs. Il n’est pas encore clair si les trois partis de la coalition vont conjointement présenter une motion pour remettre à l’ordre du jour le financement Borchert (taxe sur la viande ou hausse de la TVA alimentaire).

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Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

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