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Le sommet climatique de l’ONU contre le réchauffement climatique bloqué sur le « droit à la pollution »

Iede de VriesIede de Vries
Photo par la New York Public Library sur UnsplashPhoto: Unsplash

Lors du sommet climatique de l’ONU à Madrid, une atmosphère morose règne après près de deux semaines de négociations, car aucun accord n’a encore été trouvé sur la limitation du réchauffement climatique. Les pays économiquement puissants refusent d’abandonner leurs quotas d’émission anciens existants et le financement d’une nouvelle politique climatique reste également un point de discussion.

Mais, comme lors de nombreuses conférences climatiques précédentes, des prolongations sont nécessaires pour parvenir à un accord. Ainsi, la discussion bute sur l’article 6 de l’accord de Paris sur le climat (2015). Ce point prévoit la mise en place de mécanismes de marché pour le commerce des émissions, les « droits à la pollution atmosphérique » comme le qualifie le mouvement écologique. Lors du sommet COP24 l’année dernière à Katowice en Pologne, aucune règle n’avait encore été adoptée concernant ce commerce mondial du carbone.

Les avis divergent aussi sur les ambitions climatiques. Plusieurs parties, dont l’Union européenne et les pays vulnérables en tête, souhaitent un appel clair à relever les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2020. Mais d’autres pays freinent. L’un des partisans de ce type de commerce international, l’eurodéputé néerlandais Bas Eickhout (GroenLinks), a plaidé pour des critères plus stricts afin de mieux lutter contre le réchauffement climatique.

Les accords conclus jusqu’à présent sont en tout cas incompatibles avec l’objectif de l’accord de Paris. À l’époque, les pays s’étaient accordés pour limiter le réchauffement de la Terre à 2 degrés, de préférence à 1,5 degré. Avec le niveau actuel de pollution et les accords mondiaux, on arrive cependant à 3 degrés d’ici la fin du siècle.

Au sommet de Madrid, des désaccords sont apparus à ce sujet. Beaucoup de pays estiment que la déclaration finale préparée par l’organisateur Chili est beaucoup trop indulgente. Entre autres, l’Union européenne et un groupe de petits États insulaires veulent que les anciens droits soient retirés du commerce, car de nombreux pays disposent actuellement d’un trop grand volume d’émissions et peuvent acheter des droits supplémentaires à un prix trop bas.
Il n’y a donc pas assez d’incitations pour ces pays pollueurs afin de réduire leurs propres émissions.

Une opposition vient notamment du Brésil et de la Russie, qui veulent un soutien financier pour annuler leurs droits d’émission excédentaires, ainsi que de l’Australie qui souhaite continuer à acheter des droits peu coûteux. Ce sont surtout les pays à forte économie qui s’opposent à des ajustements importants pour lutter contre le changement climatique.

La grande majorité des délégués souhaite au contraire des accords sur la réduction de la pollution atmosphérique et plaide pour une déclaration finale plus ambitieuse.

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Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

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