Ces modifications ont été introduites à la proposition du ministère allemand de l'Agriculture (BMEL) dans une révision de la loi allemande sur l'aménagement du territoire. Berlin espère ainsi contribuer à la suppression des règles administratives et bureaucratiques. Le gouvernement souhaite encourager les agriculteurs allemands à louer ou à céder leurs étables et bâtiments d'exploitation inutilisés à des collègues agriculteurs qui ont besoin d’agrandir leurs exploitations, ou à convertir ces bâtiments en logements.
Par ailleurs, la priorité est donnée à l’extension des bâtiments d’habitation sur les exploitations agricoles. Cette mesure vise à prendre en compte les besoins en logement des différentes générations vivant sur une exploitation agricole. En raison de l’allongement de l’espérance de vie, il est fréquent que plus de deux générations cohabitent dans une ferme.
C’est pourquoi, au-delà des extensions des bâtiments d’habitation existants sur la ferme, la construction d’un logement indépendant en annexe doit également être rendue possible. De plus, dans les deux cas, le nombre possible de logements est porté à quatre. La condition est que ces logements soient utilisés par les anciens propriétaires et leur famille.
Cette assouplissement des procédures pour les agriculteurs allemands intervient à la veille de l’examen du budget 2025 au Bundestag. Malgré une réduction importante d’environ un demi-milliard d’euros, le secteur agricole est en grande partie épargné.
Le ministre de l’Agriculture Cem Özdemir (Les Verts) a souligné que les investissements dans l’agriculture sont cruciaux, notamment en période d’incertitude économique. « Les agriculteurs doivent savoir à quoi s’en tenir », a-t-il déclaré précédemment. Il a critiqué le fait que ses partenaires de coalition, le SPD et le FDP, ne souhaitent pas encore prendre de décision sur les milliards nécessaires pour plus de bien-être animal, plus de biodiversité et la mise en œuvre des plans d’avenir ZKL. C’est pourquoi il a de nouveau plaidé la semaine dernière en faveur de son préférence pour financer en partie cette transition agricole par une augmentation de la TVA sur les aliments.
La décision de préserver en grande partie le secteur agricole lors des coupes budgétaires souligne la valeur stratégique que l’Allemagne attribue à son secteur agricole, déclare le BMEL. Alors que d’autres secteurs subissent des réductions importantes, le financement de l’agriculture reste largement intact, y compris le soutien promis pour la mise en place d’une nouvelle assurance agricole.

