La Cour d'appel de Paris a confirmé la condamnation précédente pour l'usage illégal de fonds européens destinés aux collaborateurs du Parlement européen. Toutefois, la peine a été ajustée, ce qui modifie les conséquences pour son avenir politique par rapport à la première décision.
La dirigeante du Front National français a annoncé peu après le verdict qu'elle ne retirerait pas sa candidature. Selon les sondages, l'extrême droite pourrait obtenir le plus grand nombre de voix l'année prochaine ; lors de cette élection, le président Macron ne peut pas être réélu.
Bracelet électronique
Selon Marine Le Pen, un nouveau recours devant la Cour de cassation française lui permettrait de poursuivre sa campagne électorale sans porter provisoirement un bracelet électronique. Elle affirme qu'elle utilisera tous les moyens juridiques possibles pour contester sa condamnation et maintient son innocence.
Promotion
L'affaire porte sur des subventions européennes que le tribunal considère n’avoir pas été utilisées conformément à leur destination. Outre Le Pen, d'autres personnes impliquées ont également été condamnées. Son parti a également écopé d'une amende. Ainsi, l'affaire ne se limite pas à un seul politicien français, mais touche aussi l'organisation du parti.
Bardella
La décision a des répercussions immédiates sur la préparation de l'élection présidentielle française. Pendant longtemps, il avait été envisagé que Jordan Bardella devienne le candidat du parti si Le Pen devenait inéligible. Ce scénario semble désormais écarté.
Le Pen et Bardella insistent plutôt sur leur coopération. Le Pen a déclaré que Bardella serait Premier ministre si elle remportait la présidentielle en 2027. Bardella a de son côté réaffermi son soutien total à sa candidature. Tous deux se présentent comme un duo politique souhaitant mener la campagne ensemble.
Extrême droite
Parallèlement, le Parlement européen a décidé d'engager une procédure distincte contre la coalition européenne ESN, qui réunit plusieurs partis d'extrême droite radicale. Cette procédure vise à vérifier si le groupe remplit toujours les critères pour être reconnu comme parti politique européen.
Cette démarche pourrait avoir des conséquences majeures. Si une non-conformité est établie, le parti européen d'extrême droite pourrait perdre sa reconnaissance ainsi que le financement européen qui y est associé. Deux dossiers distincts sont donc en cours, portant tous deux sur l’utilisation des fonds européens et leur contrôle, tandis que les répercussions politiques se font sentir tant en France qu’au Parlement européen.

