Le Parlement européen souhaite consacrer ces prochaines années au moins deux milliards d'euros supplémentaires à la politique climatique. Ces deux milliards ont été intégrés dans leur position concernant l'ampleur des budgets de l'UE. Les gouvernements des États membres de l'UE veulent n'augmenter le budget qu'en fonction de l'inflation, la Commission européenne demande une hausse d'environ dix pour cent, et le Parlement européen environ 13 pour cent.
Ces budgets plus élevés ne sont pas seulement le résultat de nouveaux choix du Parlement européen, mais également des choix antérieurs dont le financement doit à présent être recherché. De plus, les 27 Commissaires proposés de l'UE ont établi leur liste de souhaits, et la présidente désignée Ursula von der Leyen veut également un « green deal » avec beaucoup de nouvelles politiques environnementales.
Dans sa position sur la proposition de la Commission européenne, les députés européens appellent à des investissements de plus de deux milliards d'euros dans la protection du climat et environ 500 millions d'euros dans la lutte contre le chômage des jeunes et le programme d’échanges Erasmus pour les jeunes. Sur proposition des Verts, le Parlement européen a insisté pour la première fois sur une ligne budgétaire distincte pour une mission de sauvetage en mer de l'UE.
Dans la résolution prévue sur le budget, le Parlement européen souligne que le budget de l'UE pour 2020 « constitue la dernière chance pour l'Union européenne de réaliser les engagements politiques pris pour cette période, notamment en ce qui concerne l'atteinte des objectifs climatiques de l'UE ». Le budget doit ouvrir la voie au nouveau cadre financier pluriannuel (CFP), le budget à long terme de l’UE, pour la période 2021-2027.
Le Parlement a voté pour un budget de près de 171 milliards, ce qui représente une augmentation supplémentaire de près de trois milliards, en plus du budget déjà accru proposé par la Commission. Dans les semaines à venir, lors de discussions combinées entre le Conseil de l’UE, la Commission européenne et le Parlement européen, un accord devra être trouvé sur le budget 2020 et sur le cadre pluriannuel.
Lors de leur réunion à Strasbourg, les présidents des ministres de l’UE, de la Commission et du Parlement étaient unanimement d’accord sur ce qu’ils ont appelé « l’échec des chefs d’État à leur sommet de Bruxelles ». Tusk, Juncker et Sassoli ont vivement critiqué l’échec des dirigeants à ouvrir des négociations d’adhésion avec l’Albanie et la Macédoine du Nord.
Tusk exige des dirigeants un retour en arrière et un engagement envers ces deux pays des Balkans avant mai 2020, lors du sommet de Zagreb. Juncker a parlé d’une « grande erreur » du Conseil de l’UE. « Nous ne tenons pas nos promesses », alors que ces deux pays, elles, les ont tenues, a-t-il déclaré, s’adressant notamment à la France et aux Pays-Bas, qui faisaient preuve de réticence.

