Des europoliticiens accusés d'espionnage et de propagande russe

EP Session plénière - Déclarations du Conseil et de la Commission - Nécessité de répondre de toute urgence aux préoccupations concernant les enfants ukrainiens expulsés de force vers la Russie

Les autorités lettones enquêtent sur un éventuel espionnage au profit de la Russie par un député européen letton. Elle est désormais suspendue à Bruxelles et à Strasbourg. Un député européen néerlandais est également accusé d'avoir des liens trop étroits avec le régime du Kremlin et de diffuser de la propagande russe.

Selon des sources au sein des services de sécurité lettons, l'eurodéputé en question l'est. Tatjana Zdanoka, 73 ans, figure bien connue des milieux politiques lettons. L'enquête se concentre sur une prétendue coopération avec les services spéciaux russes. Cette nouvelle intervient dans un contexte d’inquiétudes croissantes quant à l’influence de plus en plus agressive de la Russie sur la politique européenne.

L'Agence lettone de protection constitutionnelle a confirmé que l'enquête sur les liens présumés de Zdanoka avec les services de renseignement russes était toujours en cours. Cependant, aucun détail n’a encore été divulgué sur les allégations spécifiques portées contre elle.

Cette nouvelle a suscité une vague d'inquiétude au sein du Parlement européen. Plusieurs députés ont exprimé leur inquiétude quant à la possibilité d'une ingérence étrangère dans la politique européenne. En réponse à la guerre russe contre l’Ukraine, les responsables politiques européens ont imposé de nombreuses sanctions contre Moscou.

Outre le cas de Zdanoka, un député européen néerlandais est également soupçonné d'avoir des liens trop étroits avec la Russie. Marcel de Graaff, ancien membre du PVV et du Forum pour la démocratie, est soupçonné de collaboration avec le Kremlin. De Graaff a nié ces allégations et affirme qu'elles sont politiquement motivées. Il a également fait partie pendant un certain temps du courant d'extrême droite I&D à Strasbourg.

Lorsque De Graaff a de nouveau plaidé en faveur d'un rapprochement avec la Russie dans un discours au Parlement européen la semaine dernière et a dénoncé la politique européenne pro-ukrainienne, il a été interrompu à plusieurs reprises par les huées d'autres politiciens du EU et a finalement été privé de la parole.

En réponse à ces allégations, le Parlement européen a annoncé qu'il mènerait sa propre enquête sur l'implication des hommes politiques européens dans des relations avec des puissances étrangères.