La commission EMPL pour l’Emploi et les Affaires sociales a approuvé à l’unanimité jeudi à Bruxelles un rapport de la libérale slovaque Lucia Duris sur les critères pour cette première carte européenne unique pour personnes handicapées. Environ 87 millions de personnes en Europe vivent avec une forme de handicap. Elles rencontrent régulièrement des obstacles lors de leurs voyages et séjours dans d’autres pays européens, car leur statut de handicap n’est pas reconnu de façon uniforme partout.
Jusqu’à présent, chaque pays de l’UE avait ses propres règles pour l’utilisation d’une carte de stationnement pour personnes handicapées. La nouvelle carte sera également valable au Liechtenstein, en Norvège, en Islande et en Suisse.
En septembre, la Commission européenne a proposé une initiative visant à garantir que les deux cartes facilitent le droit de libre circulation des personnes handicapées. Les personnes en situation de handicap auront lors de leurs voyages et séjours dans d’autres pays européens le même accès aux conditions spéciales, aux traitements préférentiels et aux droits de stationnement.
Ces dernières années, la Commission européenne avait déjà mené un projet pilote d’harmonisation des cartes nationales existantes issues de huit pays : Belgique, Chypre, Estonie, Finlande, Italie, Malte, Roumanie et Slovénie.
Avec la carte de l’UE, les personnes handicapées bénéficieront d’un traitement prioritaire dans divers services publics et privés, comme les transports publics, les événements culturels, les centres de loisirs et sportifs ainsi que les musées. Cela pourra inclure l’accès gratuit, des tarifs réduits, un accès prioritaire, une assistance personnelle et des dispositifs de mobilité.
Maintenant que le Parlement européen a ouvert la voie à un dernier cycle de négociations avec les 27 ministres de la Santé, il est prévu de finaliser la prise de décision avant les élections européennes de juin.

