Le Parlement européen veut renforcer la régulation des grandes plateformes internet. Les géants technologiques comme Facebook et Google devront, dans certains cas, retirer des contenus du web. Il doit également être impossible de mener des activités criminelles en ligne, et des compensations devront être prévues pour les utilisateurs d’Internet victimes de préjudices.
Le Parlement a discuté des plans de la Commission européenne visant à rendre grands plateformes internet telles que Facebook, souvent qualifiées de « Big Tech », responsables des activités interdites ou illégales en ligne. Il s’agit notamment de questions liées aux algorithmes, à la vie privée et aux contenus illicites. Ces propositions vont beaucoup trop loin pour certains eurodéputés ; ceux-ci ont donc durci le texte.
Parce que les Big Tech participent trop souvent à la diffusion de contenus illégaux et nuisibles, elles devront désormais réaliser elles-mêmes des évaluations des risques et des contrôles indépendants. Cela deviendra obligatoire.
Si les grandes plateformes en ligne ne respectent pas scrupuleusement les règles ou les enfreignent, causant ainsi des préjudices aux internautes, ces derniers devront pouvoir déposer plainte. Des indemnisations pourraient également leur être accordées.
Ces mesures vont rendre le trafic numérique bien plus sûr, déclare le député européen Paul Tang du PvdA. Avec 64 collègues de quatre partis différents, il a déposé des amendements pour interdire l’utilisation de données sur la religion, l’orientation sexuelle et la santé à des fins de ciblage publicitaire. « Je suis heureux que ceux-ci aient été adoptés. La sécurité et la transparence sur Internet sont d’une grande importance pour nous tous », a indiqué Tang.

