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La commission agricole de l'UE discute du passé, du présent et de l'avenir

Iede de VriesIede de Vries

Annuler ou arrêter le Green Deal ne sert à rien, car ce n’est pas une loi juridiquement contraignante mais seulement une série de plans politiques. C’est ce qu’affirme le commissaire à l’Agriculture Janusz Wojciechowski en réponse aux plaidoyers de ministres et politiciens européens pour reconsidérer la politique agricole commune, la stratégie alimentaire de la ferme à la table et la stratégie biodiversité.

Dans un entretien avec les médias agricoles polonais, Wojciechowski souligne que le Green Deal et la nouvelle PAC ont été définitivement approuvés par tous les pays de l’UE ainsi que par une large majorité du Parlement européen. Selon lui, ces deux stratégies (de la ferme à la table et biodiversité) ne sont rien de plus qu’un guide auquel il n’y a aucune raison de déroger.

Cette semaine, plusieurs groupes parlementaires demanderont à Wojciechowski de durcir les assouplissements dans la politique agricole. Le mois dernier, il a déjà été décidé d’ouvrir un fonds d’urgence européen pour soutenir les agriculteurs européens, et de reporter d’un an le non-labour de quatre pour cent des terres agricoles. Beaucoup de ministres et de politiques européens estiment que ce n’est pas suffisant, mais Wojciechowski le conteste.

Lors de la réunion mensuelle de la commission Agriculture (mercredi et jeudi) à Bruxelles, l’actualité de la guerre russe en Ukraine est à nouveau en haut de l’agenda. Les ministres de neuf pays d’Europe de l’Est ont déjà demandé début de ce mois une « suspension » de la politique agricole commune, telle qu’elle devrait entrer en vigueur à partir de l’année prochaine (2023).

Cette date d’entrée en vigueur est mise en cause dans huit des vingt-sept États membres de l’UE car il n’y a toujours pas d’accord sur leur plan stratégique national (en agriculture). Par conséquent, Bruxelles ne peut pas encore rendre de jugement final à ce propos, et le versement de leurs subventions agricoles pourrait être compromis, indique Wojciechowski. L’issue reste encore incertaine.

Dix anciens ministres polonais de l’Agriculture réclament une subvention européenne pour l’achat collectif d’engrais, et qualifient de « goutte d’eau » les 500 millions d'euros du fonds d’urgence (pour l’ensemble de l’UE). Pour un fonds d’engrais, ils estiment qu’il faudrait dix fois plus.

La Commission européenne et la majorité des pays de l’UE pensent qu’il faut plutôt se diriger vers le développement de nouveaux engrais « naturels », à l’image du plan récemment présenté par les Pays-Bas pour des engrais naturels.

La ministre espagnole Planas considère que Wojciechowski doit en outre veiller à ce qu’aucun nouveau critère environnemental ne soit imposé à l’agriculture pour le moment. Elle a notamment fait référence aux projets des commissaires Timmermans (Climat) et Vincevicius (Environnement) concernant une nouvelle « taxe sur l’utilisation des sols » et des normes d’émission plus strictes pour les grandes exploitations animales.

La commission AGRI s’est également penchée sur les soixante ans de la politique agricole commune européenne, dont les bases ont été posées en 1957. Le traité actuel est entré en vigueur le 20 avril 1962.

Pour célébrer le 60e anniversaire, la Commission européenne a développé une exposition spéciale qui a été présentée le 7 avril lors de la réunion des ministres au Luxembourg. Elle retrace l’histoire de la PAC depuis ses origines jusqu’à la politique actuelle, avec des témoignages d’agriculteurs de toute l’Europe et les objectifs pour l’avenir.

Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

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