La commission agriculture (agri) du Parlement européen a reporté la discussion de la proposition SUR visant à réduire de moitié les pesticides en agriculture jusqu'à nouvel ordre. Cela rend également incertaine la discussion de la version finale de la proposition au sein de la commission environnement (envi).
Les critiques affirment que les chrétiens-démocrates et les groupes de droite au Parlement européen tentent de repousser la controverse sur cette proposition relative aux pesticides au-delà des élections européennes de juin 2024.
L’étude d’impact complémentaire présentée par la Commission européenne le mois dernier devait être discutée mercredi (19 juillet), mais cette discussion a été reportée. Aucune nouvelle date n’a encore été fixée, bien qu’il soit connu que la commission environnement (envi) souhaite en débattre en septembre et faire adopter la proposition lors de la séance plénière du Parlement en octobre.
Cette commission environnementale mène la majorité des débats, mais la commission agriculture dispose d’un droit d’approbation partagé sur certains paragraphes. La rapporteuse Sarah Wiener (Verts) a soumis des dizaines d’amendements à la proposition de la Commission présentée l’année dernière.
Auparavant, les groupes de centre-droit avaient vainement tenté de bloquer la proposition de loi sur la restauration de la nature. Une version fortement affaiblie de cette loi a récemment été adoptée au Parlement européen, et un accord final tripartite doit encore être trouvé.
Le président de la commission environnementale, le libéral français Pascal Canfin, a déclaré la semaine dernière à Strasbourg qu’il ne tolérerait pas de nouvelles actions de blocage de la part des groupes PPE/CDA, Renew/VVD et ECR/SGP dans sa commission. Cela indique que l’examen de la proposition se poursuivra en septembre, quoi qu’il en soit.
Les Verts ont appelé la présidence de l’UE, détenue par l’Espagne, à finaliser l’examen de la proposition SUR sur les pesticides pendant leur mandat (jusqu’à fin décembre). Mais il est possible que les élections parlementaires espagnoles (ce week-end) entraînent un remplacement en cours de mandat du ministre espagnol de l’agriculture Luis Planas, ce qui pourrait retarder le traitement de la proposition.

