Il n'est pas encore clair si les conseils des ministres et les eurodéputés parviendront à un accord sur le reste de l'héritage de Frans Timmermans.
La commission environnement (envi) du Parlement européen présente cette semaine une vingtaine de compromis concernant la proposition de la Commission pour réduire de moitié l'utilisation de produits chimiques dans l'agriculture et l'horticulture. Ces compromis tentent d'harmoniser les positions avec leurs collègues de la commission de l'agriculture.
Il n'est pas exclu que le groupe du Parti populaire européen (PPE) chrétien-démocrate soumette néanmoins ses propres amendements. Ces derniers avaient boycotté les discussions sur la proposition SUR ces derniers mois.
Un compromis devrait également différencier les pesticides réellement nocifs des types « inoffensifs ». De plus, l'objectif sera assoupli et la mise en place étalée sur plusieurs années. Par ailleurs, Bruxelles doit d'abord garantir la disponibilité de pesticides verts et naturels.
Le président de la commission environnement, le Français Pascal Canfin (Renew), a déclaré qu’il y avait « une bonne chance » de finaliser le texte sur les pesticides lors de la session plénière du Parlement européen (du 20 au 23 novembre).
Lors du Conseil des ministres de l’Agriculture qui se tient mardi et mercredi, une tentative sera aussi faite pour trouver un accord sur la limitation des engrais. Une dizaine de pays d'Europe de l'Est tentent depuis le début de bloquer totalement cette proposition. Lors du Conseil, onze États membres de l'UE présentent des textes de compromis qui prévoient notamment la suppression de l'objectif obligatoire par pays.
Des situations similaires se produisent pour d'autres propositions du Green Deal. Ainsi, la semaine prochaine au Parlement européen, la poursuite de l'utilisation du glyphosate sera de nouveau à l’ordre du jour, et ministres ainsi que responsables européens devront également s’accorder sur la gestion finale de la loi sur la restauration de la nature, la directive européenne sur les sols (« comptabilité des sols propres »), les emballages plastiques (notamment pour les légumes) et la directive sur les déchets (réduction du gaspillage alimentaire, y compris en agriculture).

