Le Parlement européen a adopté à une large majorité un rapport de l’eurodéputé néerlandais Bert-Jan Ruissen (SGP) concernant une meilleure protection d’un type de droits de brevet des développeurs de plantes néerlandais. « Grâce à cet accord, les concepteurs de nouvelles variétés disposent de plus de temps pour rentabiliser leur investissement », déclare Ruissen.
Lors du vote en séance plénière à Strasbourg, 641 eurodéputés ont voté pour, seulement 38 contre avec 8 abstentions. Auparavant, la commission parlementaire de l’agriculture avait presque unanimement approuvé le texte.
L’accord de l’UE prolonge le droit des obtenteurs pour notamment les bulbes à fleurs, les asperges et diverses plantes ornementales de 25 à 30 ans. Le droit des obtenteurs régule la rémunération financière des amélioreurs de plantes. Cette durée accrue est bénéfique pour l’innovation, la recherche et le développement, explique Ruissen.
Promotion
On s’attend à ce que le développement de nouvelles variétés de tulipes, narcisses et autres bulbes soit stimulé. Les bulbes à fleurs représentent un produit d’exportation important des Pays-Bas. Les Pays-Bas accueillent également plusieurs entreprises de premier plan spécialisées dans l’amélioration des plantes et le développement de nouvelles caractéristiques végétales.
Le droit des obtenteurs protège le travail des amélioreurs, tout en empêchant qu’un petit nombre de grandes entreprises ne monopolisent les plantes et leurs caractéristiques. Cet équilibre risquait d’être perturbé ces dernières années, après que l’Office européen des brevets (OEB) avait semblé ouvrir la porte à la délivrance de brevets sur les caractéristiques végétales. L’OEB est finalement revenu sur cette position l’an dernier.
La prolongation du droit des obtenteurs pour les bulbes et certaines cultures pourrait dynamiser les entreprises néerlandaises d’amélioration végétale, avait précédemment indiqué Ruissen.
Ruissen est diplômé en culture de plantes agricoles de l’université de Wageningen. Au Parlement européen, il est membre de la commission de l’Agriculture. Le mois dernier, il a également participé en tant que négociateur à l’accord de l’UE sur la nouvelle Politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne, qui entrera en vigueur en 2023.

