La résolution a été soutenue par 438 membres du Parlement européen, tandis que 37 ont voté contre. Ces dernières années, les gouvernements géorgiens successifs ont demandé à rejoindre l’Union européenne, et des discussions préparatoires avaient déjà commencé. Mais depuis que les nouveaux dirigeants ont adopté une politique pro-Poutine, les relations se sont refroidies.
C’est en partie pour cette raison que le Parlement européen presse l’Union européenne et les gouvernements des États membres d’imposer des sanctions ciblées. Auparavant, l’UE avait déjà suspendu l’accès sans visa aux bâtiments européens pour les fonctionnaires du régime "Georgian Dream". Dans la situation actuelle, les négociations d’adhésion sont suspendues.
Opposition
Ces derniers mois, des milliers de Géorgiens manifestent presque quotidiennement contre la ligne de plus en plus répressive des nouveaux dirigeants. La présidente pro-européenne Salomé Zourabichvili a été presque réduite au silence par ces derniers.
Promotion
Les parlementaires européens condamnent la persécution systématique des adversaires politiques ainsi que la détention politique d’Elene Khoshtaria, membre de la Coalition pour le Changement, arrêtée en septembre. Ils appellent à sa libération et dénoncent le traitement humiliant et inhumain qu’elle aurait subi durant sa détention.
Les eurodéputés exigent également une enquête indépendante sur d’autres questions de sécurité en Géorgie, en faisant référence à des rapports faisant état de l’utilisation d’un type de gaz lacrymogène qualifié d’« armes chimiques ».
Saakashvili
Par ailleurs, les responsables de l’UE prennent aussi la défense de l’ancien président Saakashvili. Ils expriment une profonde inquiétude concernant sa détention prolongée et la dégradation de son état de santé. L’ancien président Mikheil Saakashvili est détenu en tant qu’otage politique depuis plus de quatre ans.
La présence de prisonniers politiques est incompatible avec les obligations de la Géorgie au titre de l’accord d’association entre l’UE et la Géorgie, soulignent les membres du Parlement européen. En décembre dernier, le Parlement de Strasbourg a attribué le prix Sakharov pour la liberté de pensée à la journaliste géorgienne Mzia Amaglobeli, actuellement elle aussi incarcérée en Géorgie.

