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Le Parlement européen renforce encore le Green Deal : pas de pollution gratuite de l'air

Iede de VriesIede de Vries

Le Parlement européen a approuvé à une large majorité le financement du Green Deal de Frans Timmermans, commissaire européen. Avec 482 voix pour et 136 contre, le Parlement européen a rendu le plan d'action climatique encore plus écologique que ne le proposait la Commission européenne.

Le Parlement souhaite réduire davantage la pollution (55 %), et ne considère pas le nucléaire comme un substitut durable aux producteurs d'énergie polluante. Les membres du PE insistent sur le fait que l'UE doit adopter ces objectifs bien avant la prochaine conférence des Nations unies sur le changement climatique qui aura lieu en novembre. Ils souhaitent également fixer un objectif intermédiaire pour 2040 afin de garantir que l'UE reste sur la bonne voie pour être totalement climatiquement neutre en 2050.

Mardi après-midi à Strasbourg, Timmermans a prononcé un discours impressionnant sur la nécessité du Green Deal. Si la génération actuelle veut laisser une Terre plus propre et plus sûre aux générations futures, il faut agir dès maintenant. Pas un peu, mais de manière structurelle. Nous avons laissé trop longtemps les questions environnementales dans l'impasse et nous ne sommes pas intervenus là où c'était pourtant nécessaire, a reconnu Timmermans hier après-midi.

Après le débat, Timmermans a exprimé sa satisfaction quant au « large soutien » au Parlement. Il a qualifié le Green Deal de « feuille de route, une main tendue ». « Nous devons agir maintenant, car les faits nous regardent droit dans les yeux. Allons-nous tenter de maîtriser les changements ou laisserons-nous cela aux autres ? »

Les organisations environnementales jugent que le « Green Deal » ne va pas assez loin. Greenpeace avait déjà qualifié les plans d’insuffisants et trop vagues. Selon Milieudefensie, la Commission maintient encore trop de tabous. Cependant, cette organisation se félicite que la Commission veuille répartir de manière équitable les coûts d’une politique plus verte. Elle salue aussi le projet de soutenir financièrement les pays d'Europe de l'Est s'ils remplacent leurs centrales à charbon par des énergies renouvelables comme le solaire et l’éolien.

Non seulement les chefs des groupes au Parlement européen avaient-ils majoritairement réagi favorablement aux plans de la nouvelle Commission européenne mardi, mais mercredi, lors des votes, de nombreux eurodéputés ont tenu des plaidoyers passionnés lors de leur minute de parole.

Bas Eickhout, député GroenLinks, se dit satisfait du résultat du vote au Parlement européen sur les plans du Green Deal. Selon lui, le Parlement européen est clair : le Green Deal est un bon point de départ, mais davantage doit être fait sur tous les aspects que ne le propose actuellement la Commission européenne.

En matière de lutte contre le changement climatique et de protection de la biodiversité, le Parlement européen est plus ferme que la Commission. Là aussi, le Parlement veut voir plus d’ambition. Par exemple, la Commission plaide pour la réduction des quotas d’émission gratuits dans le secteur aérien, mais le Parlement souhaite supprimer totalement la pollution de l’air.

Le Parlement européen indique aussi qu’il faut faire beaucoup plus avec les propositions législatives déjà en cours de négociation. Cela concerne surtout la politique agricole commune européenne, qui évolue actuellement selon des pratiques anciennes et nocives. Le Parlement veut que la Commission réexamine ses propositions agricoles pour les aligner sur les objectifs du Green Deal.

Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

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