Les eurodéputés veulent également éviter que l’augmentation des coûts de remboursement ne réduise le financement de programmes éducatifs essentiels tels qu’Erasmus+. Pendant et après la crise du coronavirus, un plan de relance a été lancé pour tous les pays de l’UE, appelé Plan de relance pour l’Europe (EURI). Il apparaît désormais que les coûts de remboursement de ce plan pour 2025 seront deux fois plus élevés que prévu. Selon le Parlement, cela ne doit pas conduire à un financement moindre des programmes essentiels. En préparation des négociations tripartites avec les pays de l’UE et la Commission européenne, les politiques européens ont fixé le niveau du projet de budget à près de 201 milliards d’euros. Cela représente au moins 1,24 milliard d’euros de plus que la proposition faite par la Commission européenne en juin dernier. Par ailleurs, les députés ont annulé les coupes budgétaires proposées par les États membres. Dans le domaine de la sécurité, le budget pour la mobilité militaire et la réponse aux catastrophes est en hausse. Grâce notamment aux amendements de la députée D66 Raquel Garcia Hermida van der Walle au sein de la commission des Affaires intérieures, le Parlement supprime la réduction proposée par les États membres concernant Frontex. « Il est temps d’ouvrir les yeux sur la dure réalité », a déclaré l’eurodéputée néerlandaise Anouk van Brug (VVD). « Notre sécurité est menacée et la prospérité économique n’est plus une évidence. Cela nécessite un budget prêt pour l’avenir ». Selon elle, « nous ne pouvons plus consacrer deux tiers de notre budget à l’agriculture et à la cohésion. Nous devons investir fermement dans la défense, maîtriser la migration et encourager l’innovation. Ce sont les véritables défis d’aujourd’hui. » Après l’adoption de la loi sur la restauration de la nature, le Parlement veut désormais également plus de financements pour la protection de la nature et le climat. Le chef de la délégation D66, Gerben-Jan Gerbrandy, considère cela comme une bonne chose : « Le vent politique s’est levé contre tout ce qui est vert. Souvent sans raison supplémentaire, simplement par opposition. Il est donc important que nous puissions tout de même rassembler des majorités qui reconnaissent les problèmes désastreux qui s’annoncent. » Dans les semaines à venir, les délégations du Parlement et des États membres négocieront ensemble afin d’établir une position commune. Les discussions porteront également sur la planification pluriannuelle pour les années à venir, ainsi que sur les rapports consultatifs importants de l’ancien Premier ministre italien Draghi et sur les recommandations du Dialogue stratégique de l’expert allemand en agriculture Strohschneider. Draghi plaide pour une modernisation et une simplification radicales du budget européen, pour que l’UE se concentre beaucoup plus sur le renforcement du commerce, de l’économie et des entreprises, afin de devenir un « acteur plus compétitif sur la scène mondiale », face aux grandes puissances que sont les États-Unis et la Chine. Le rapport de Strohschneider préconise de remplacer les subventions agricoles par hectare par un soutien ciblé aux revenus des agriculteurs qui cultivent des aliments plus respectueux de la nature et plus durables. |
Le Parlement européen souhaite moins d’austérité et une position plus forte sur la scène mondiale
Le Parlement européen n’est pas d’accord avec plusieurs réductions budgétaires que les pays de l’UE veulent appliquer au budget de l’UE pour l’année prochaine. Les eurodéputés souhaitent annuler plusieurs des coupes prévues, comme ils l’ont décidé lors du débat budgétaire à Strasbourg. De plus, le Parlement européen souhaite investir dans divers programmes de subventions : de la culture à la santé.

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