Dans tous les pays de l'UE, un salaire minimum suffisant pour couvrir le coût de la vie et assurer un niveau de vie décent doit être instauré. C'est ce que défend le Parlement européen après des négociations avec les États membres de l'UE. La députée européenne Agnes Jongerius (PvdA) souhaite une action rapide en raison de la hausse constante des prix.
Le Parlement européen a adopté mercredi une législation spéciale destinée à garantir un salaire minimum adéquat. Les pays de l'UE restent libres de fixer le niveau du salaire minimum, mais ils doivent désormais garantir que ce salaire soutient suffisamment leurs citoyens.
La nouvelle directive s'applique à tous les travailleurs de l'UE ayant un contrat de travail ou une relation de travail. Les pays où le salaire minimum est déjà protégé par des conventions collectives (comme les Pays-Bas) ne sont pas obligés de mettre en œuvre ces nouvelles règles partout.
La législation adoptée prévoit également que les pays avec peu de conventions collectives et des syndicats faibles doivent élaborer un plan d'action pour augmenter les accords salariaux collectifs, en collaboration avec les partenaires sociaux. Ils doivent aussi mettre en place un système de contrôle pour lutter contre les abus tels que la sous-traitance abusive, le faux travail indépendant, les heures supplémentaires non enregistrées ou l'intensification du travail.
La députée européenne Agnes Jongerius (PvdA), rapporteure de l'UE sur ce salaire minimum, a contribué à l'adoption de cette nouvelle loi. Elle souligne l'importance de prendre rapidement des mesures complémentaires.
« Les prix des courses, les factures d'énergie et le logement explosent », déclare Jongerius. « Les gens ont vraiment du mal à joindre les deux bouts. Nous n'avons pas une seconde à perdre, car le travail doit de nouveau être rémunérateur. »

