La Commission de l'agriculture du Parlement européen estime que l'UE doit faire davantage pour améliorer et protéger la biodiversité. Mais cela ne doit pas se faire au détriment du secteur agricole. Jeudi, la commission Comagri a énuméré de nombreuses réserves et conditions concernant le plan biodiversité du Green Deal.
Selon la Commission de l'agriculture, l'UE a certes besoin d'une stratégie ambitieuse pour stopper la perte de biodiversité, mais celle-ci doit reposer sur des faits et des chiffres scientifiques. Elle a ainsi réitéré son appel à réaliser d'abord des études de faisabilité sur les conséquences du Green Deal et de la nouvelle PAC.
La Commission de l'agriculture veut d'ores et déjà fixer que plus de biodiversité doit s'accompagner de plus de produits phytosanitaires sûrs pour l'environnement, si les agriculteurs doivent réduire leur usage de pesticides chimiques. Elle souhaite que l'UE améliore les règles d'approbation des nouveaux produits phytosanitaires ayant un moindre impact sur l'environnement.
Les membres du Parlement européen ont une nouvelle fois appelé les pays de l'UE à encourager les agriculteurs à réserver au moins 10 % de leurs terres à la biodiversité, par exemple des haies, des bandes tampons, des zones sans produits chimiques et des friches temporaires.
La politique agricole commune (PAC) devra jouer un rôle clé dans la protection de la biodiversité des terres agricoles, affirme la Comagri. Cette « liste de souhaits agricoles » a désormais été soumise à la Commission de l'environnement (ENVI) qui devrait adopter la stratégie biodiversité du Parlement européen fin avril.
Il est incertain que tous les vœux, demandes et attentes de la Commission de l'agriculture, orientée vers le secteur agricole, soient repris par la Commission de l'environnement ENVI. Dans de nombreuses affaires liées au Green Deal, ce n’est pas le Commissaire à l’agriculture (Wojciechowski) qui est dirigeant et déterminant, mais l’Environnement + Climat (Timmermans) ou l’Alimentation + Santé (Kyriakides).
Par ailleurs, pour « la voix néerlandaise de l’agriculture » au sein de l’UE, durant la législature actuelle, seuls deux députés européens disposent d’une place à part entière dans la Commission de l’agriculture (et deux suppléants), tandis que dans la Commission de l’environnement ENVI, les groupes néerlandais ont quatre sièges permanents (et quatre remplaçants).
Du côté de la Commission de l’agriculture, Bert-Jan Ruissen (SGP) est le seul Néerlandais étroitement impliqué en tant que rapporteur fictif dans les négociations trilogues en cours sur une nouvelle politique agricole. Au sein de la Commission ENVI, les deux vice-présidents Bas Eickhout (GroenLinks) et Anja Hazekamp (PvdD) ont la responsabilité du traitement de ces négociations trilogues.

