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Quelle sera l'ampleur des réductions des subventions agricoles européennes ?

Iede de VriesIede de Vries
Photo par Jed Owen sur UnsplashPhoto: Unsplash

Comme le Parlement européen, la Commission européenne et les dirigeants des États membres de l'UE ne sont pas encore parvenus à un accord sur le budget de l'UE pour l'année prochaine ni sur le budget pluriannuel 2021–2027, l'avenir des subventions agricoles reste incertain. À Strasbourg et Bruxelles, on évoque publiquement jusqu'à présent des augmentations de divers budgets, mais on reste surtout discret sur les coupes budgétaires.

Le Parlement européen a débattu cette semaine du budget pluriannuel de l'Union européenne. La semaine précédente, les dirigeants de l'UE en avaient déjà discuté lors du sommet européen. L'ambition d'aboutir à un budget définitif cette année a désormais été abandonnée par les chefs d’État. Les avis divergent largement sur la question de savoir quel pays doit payer combien, et à quelles fins les fonds doivent être alloués.
Les Pays-Bas, avec d'autres contributeurs nets et l'Allemagne, maintiennent un plafond de dépenses fixé à 1 % des économies combinées. Cela équivaut approximativement au budget en cours d'environ 1000 milliards d'euros sur sept ans, incluant le Royaume-Uni. La Commission européenne souhaite augmenter le budget à 1,1 %, tandis que le Parlement européen souhaite encore plus relever les contributions, jusqu'à 1,3 %.
Un départ possible du Royaume-Uni de l'UE pèse lourdement sur les finances de l’UE. Le Royaume-Uni est un contributeur important aux fonds européens ; ces revenus disparaîtraient en cas de Brexit. Nombre d’États membres ainsi que le Parlement européen militent pour un budget plus important pour les politiques de l’UE, en souhaitant préserver ou augmenter les financements agricoles.
La nouvelle Commission européenne entend transférer dans les prochaines années 40 % des subventions agricoles européennes vers des mesures environnementales et des actions climatiques pour lutter contre le réchauffement climatique. C’est ce qu’a déclaré Frans Timmermans, vice-président de la Commission actuelle et future, en réponse à des questions écrites du Parlement européen.
Dans la nouvelle Commission, Timmermans sera responsable de la politique climatique de l’UE. Selon lui, l’agriculture jouera, avec les autres acteurs économiques, un rôle « crucial » pour atteindre un Europe climatiquement neutre en 2050. « Une gestion durable des terres » constitue selon lui le message clé.

Dans la nouvelle Commission, Timmermans défendra la proposition d’une réduction drastique des subventions agricoles (y compris une baisse des aides au revenu). Comme une grande partie des commissaires européens pressentis et la majorité des députés européens soutiennent le « Green Deal » et la stratégie climatique à Bruxelles, on peut s’attendre à ce que les subventions agricoles européennes soient, au bout du compte, également reléguées au second plan.

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Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

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