IEDE NEWS

Réunion extraordinaire sur l'agriculture de l'UE concernant la relance post-coronavirus et l'avenir de la PAC

Iede de VriesIede de Vries
Photo de Jed Owen sur UnsplashPhoto: Unsplash

Alors que la Commission européenne finalise une modification majeure du cadre financier pluriannuel, une réunion d'urgence a été convoquée pour la commission de l'agriculture du Parlement européen. Cette commission se réunira non seulement mardi, mais également jeudi.

Mardi, la commission de l'agriculture rendra un avis sur un dispositif de transition unique de la PAC, et d'autres questions actuelles pourraient également être abordées, comme un mécanisme de rachat pour les produits fruitiers, laitiers et carnés.

Et parce que la Commission européenne publiera mercredi un cadre financier pluriannuel totalement modifié, la commission de l'agriculture tiendra jeudi une réunion supplémentaire. Le commissaire à l'agriculture Wojciechowski y exposera non seulement les conséquences de ces modifications budgétaires pour l'agriculture, l'horticulture et la pêche, mais aussi les mesures d'urgence concernant le rachat et le stockage des produits agricoles et laitiers.

La présidente Ursula von der Leyen et ses 27 commissaires européens ont reçu pour consigne des chefs d'État et de gouvernement de mettre de côté tous leurs plans et budgets antérieurs, car en raison de la crise du coronavirus, un mégaplan de relance de plusieurs centaines de milliards est nécessaire. Ainsi, presque tout est remis sur la table ces jours-ci à Bruxelles, y compris le financement de la politique agricole européenne. Mercredi, les ajustements de ces budgets pourraient révéler si le budget de la PAC sera supprimé ou, d'une manière ou d'une autre, rétabli.

Dans les versions précédentes du CFP (cadre financier pluriannuel), une réduction de plusieurs dizaines de milliards avait été prévue pour la PAC, notamment à cause de la politique européenne renforcée en matière de climat et d'environnement, le Pacte vert. Maintenant, alors qu’un plan de relance économique de plusieurs centaines de milliards doit être réuni pour les années à venir, il n’existe plus de tabous à Bruxelles : presque tout est négociable.

Une grande exception semble être réservée par la Commission européenne à la politique climatique et au Pacte vert, également appelé « fer de lance » de cette Commission. Von der Leyen et le vice-président Frans Timmermans ont souligné à plusieurs reprises que la relance économique profonde et la réparation post-coronavirus ne sont possibles qu’à travers un véritable changement de la pensée et de l’action européennes. Ils semblent donc vouloir maintenir leur approche de la ferme à la table (F2F).

L’organisation européenne des agriculteurs COPA-COGECA a demandé à ce que l’agriculture soit incluse comme secteur prioritaire dans le plan de relance post-coronavirus. Dans ce cas, l’agriculture pourrait également bénéficier de ce mega-fonds de relance. Le soutien actuel de la PAC pourrait partiellement ou totalement être remplacé par des subventions provenant du fonds de relance corona (à créer) ou du fonds Pacte vert de Timmermans. Et les subventions de ces deux nouveaux fonds européens pourraient bien être assorties de conditions très différentes.

L’eurodéputé néerlandais Paul Tang, qui négocie au nom du Parlement européen le financement du Pacte vert, a donné un avant-goût dans un communiqué de presse : « Il est important qu’un fonds de sauvetage prenne explicitement en compte le Pacte vert européen. La moitié de ce fonds doit être consacrée à des activités durables, et les entreprises ne doivent être soutenues que si elles s’engagent suffisamment pour l’humain et l’environnement. Par un nouveau contrat social, les entreprises peuvent s'engager à payer équitablement leurs impôts, à offrir des contrats de travail décents et à favoriser la transition vers une société neutre en CO2. »

Tags:
AGRI

Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

Articles connexes