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« Une agriculture européenne dépouillée, un coup fatal pour la nature et les petites exploitations »

Iede de VriesIede de Vries
Photo par Petim latifi sur UnsplashPhoto: Unsplash

Le Parlement européen a signé la condamnation à mort des petites exploitations agricoles et de la nature. C’est ce qu’affirme l’organisation environnementale Greenpeace à propos de l’accord déshabillé de l’UE sur la nouvelle politique agricole commune.

Greenpeace regrette également que le vote au Parlement aille à l’encontre des promesses européennes en matière de politique climatique, qui avaient été convenues plus tôt dans le Pacte vert. Le renouvellement et la durabilité n’ont donc aucune chance, concluent aussi Natuurmonumenten, LandschappenNL, le Fonds mondial pour la nature, SoortenNL, Milieudefensie, RAVON, FLORON et la Fondation des Papillons.

L’eurodéputé Peter van Dalen (ChristenUnie) considère aussi que les propositions pour la nouvelle politique agricole doivent être plus ambitieuses. Pour ce vote, il s’est donc abstenu : « Pour ma part, il faudrait une couche supplémentaire. »

Avant les votes, un accord avait déjà été conclu entre les trois principaux groupes du Parlement européen, les chrétiens-démocrates (PPE), les socialistes (S&D) et les libéraux (Renew Europe), afin de garantir que plusieurs amendements de compromis soient adoptés. Les membres du PvdA néerlandais ont voté contre.

Dans les prochaines années, la politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne sera révisée en introduisant pour la première fois le principe d’objectifs climatiques et environnementaux subventionnés en agriculture. Une attention plus forte sera également portée à la production locale, les jeunes agriculteurs recevront plus de soutien et l’agriculture intelligente face au climat (en tenant compte des objectifs climatiques de Paris) devra être prise en compte.

Selon Van Dalen, ce dernier point pourrait être amélioré : « Une partie du Parlement européen craint qu’une politique trop verte entraîne l’effondrement de la production alimentaire, alors que c’est exactement le contraire qui est vrai ! L’agriculture durable contribue en effet à garantir la production alimentaire à long terme. »

Dans les nouveaux plans, les Pays-Bas et d’autres pays de l’UE doivent chacun élaborer un plan stratégique national pour veiller à ce que leur agriculture soit moins nuisible au climat, à l’environnement, à la biodiversité, au bien-être animal, à la qualité de vie et à la santé. Cependant, la Cour des comptes européenne indique que ces objectifs ne sont pas quantifiés. Selon un rapport de l’Institute for Applied Ecology, la politique agricole envisagée ne conduira pas du tout à une réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à l’agriculture.

Ce sont surtout les pays d'Europe centrale et orientale qui freinent encore trop. Van Dalen : « Les retardataires ne doivent pas dicter le rythme. Au cours des dernières décennies, le nombre d’oiseaux des prairies a été divisé par deux, mais les populations d’abeilles et d’insectes déclinent aussi rapidement. Dans les années à venir, il faudra donc accorder beaucoup plus d’attention à la biodiversité dans l’agriculture. »

La nouvelle proposition stipule que les États membres européens doivent viser une superficie où au moins 10 % des éléments paysagers sont favorables à la biodiversité.

Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

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