Après une année commerciale exceptionnellement forte, le commerce commun des produits agricoles et alimentaires a nettement reculé en 2025. La valeur totale s’est établie à environ seize milliards de dollars, soit environ un dixième de moins que l’année précédente.
La balance commerciale restait en faveur de l’Ukraine, mais l’excédent s’est réduit. Parallèlement, les importations de produits agricoles et alimentaires européens en Ukraine ont augmenté. Un nombre limité de pays de l’UE représente la grande majorité de ce commerce.
Donner une date
Les principaux partenaires commerciaux européens de l’Ukraine l’année dernière étaient la Pologne, l’Italie, les Pays-Bas, l’Espagne, l’Allemagne, la France, la Roumanie et la Belgique. Ces pays représentaient environ 80 % du commerce intérieur total des produits agricoles et alimentaires avec l’UE.
Promotion
Dans ce contexte, le président Zelensky souhaite que l’Union européenne fixe une date claire pour l’adhésion, de préférence en 2027. À Bruxelles, la réaction est prudente et l’on évoque surtout une intégration progressive ou échelonnée.
Progressif
L’Ukraine s’est engagée à harmoniser ses pratiques agricoles avec les règles européennes d’ici la fin 2028. Des normes supplémentaires seraient ainsi mises en place progressivement, avec un accent mis sur la mise en œuvre pratique dans les années à venir.
Le principal obstacle concerne l’utilisation des produits phytosanitaires. Les règles européennes limitent l’usage de nombreux pesticides. Les représentants ukrainiens soulignent qu’une transition totale n’est pas possible en une seule saison et demandent une période de transition d’environ dix ans.
Dix ans
Selon eux, la transition vers les normes européennes exige un ajustement de longue durée des systèmes de culture, des investissements dans de nouvelles technologies et une révision des plans de production existants. Sans période de transition suffisante, cela aurait de grandes conséquences sur la production agricole. Ils évoquent ainsi une période de dix ans.
Au sein de l’Union européenne, des inquiétudes se font entendre quant au fait qu’une adhésion rapide ou accélérée pourrait déstabiliser le marché agricole. C’est pourquoi il est question de régimes transitoires et de modèles échelonnés, dans lesquels l’accès au marché intérieur est progressivement élargi.

