La Cour des comptes européenne estime que l'Union européenne a utilisé beaucoup trop peu de fonds du FEADER pour la rénovation des forêts européennes ces dernières années.
Presque tout l'argent a été consacré à la gestion et à la création de forêts, et à peine à la réparation des retards accumulés. De plus, peu a été fait pour le rétablissement de la biodiversité dans les zones forestières.
Les financements pour les zones forestières sont beaucoup moins importants que pour l'agriculture, alors que la surface boisée est à peu près équivalente à celle dédiée à l'agriculture. Pour la sylviculture, moins de 1 % du budget de la PAC est disponible.
La Cour des comptes européenne (CCE) a dressé le bilan de la stratégie forestière de l'UE et des mesures politiques importantes pour la période 2014-2020. Bien que la surface boisée ait augmenté au cours des trente dernières années, l’état des forêts se dégrade.
La Cour estime que la Commission européenne aurait pu prendre des mesures plus énergiques pour protéger les forêts. Par exemple, le règlement de l'UE sur le bois interdit certes la mise sur le marché de bois illégalement coupé et de produits dérivés, mais les États membres de l'UE font beaucoup trop peu pour appliquer cette interdiction. Souvent, des contrôles efficaces manquent, y compris de la part de la Commission.
L'UE a signé et ratifié plusieurs accords internationaux et doit donc respecter certains objectifs concernant la biodiversité dans les forêts. Dans un rapport de l’UE sur l’état des forêts européennes publié l’an dernier, il avait déjà été conclu que la situation des forêts européennes se dégradait.

