Les pays de l'UE se sont mis d'accord sur la sélection des équipements pour la construction des réseaux 5G de données et de télécommunications. Cela nécessite un contrôle strict des entreprises proposant des équipements 5G, ce qui pourrait conduire à l'exclusion du chinois Huawei.
Bien qu'aucune entreprise ne soit formellement exclue dans cette nouvelle approche européenne, la politique semble motivée par la crainte que Huawei ne procède à de l'espionnage dans les réseaux de l'UE sous la contrainte du gouvernement chinois.
Dans un avenir proche, une fois les fréquences des bandes 5G vendues, les fournisseurs ne pourront plus acheter librement des équipements réseau. Ils devront passer par une « procédure de sélection » prenant en compte le pays d'origine du fabricant. Ainsi, les États membres de l'UE désignent indirectement l'ingérence du gouvernement chinois auprès des entreprises chinoises.
Au sein de l'Union européenne, des préoccupations subsistent depuis longtemps concernant l'installation de nouveaux réseaux 5G rapides. Pour de nombreuses entreprises de télécommunications, les équipements Huawei sont un bon choix, mais plusieurs gouvernements de l'UE restent prudents. Des rumeurs laissent entendre que la Grande-Bretagne souhaiterait autoriser l'utilisation d'équipements chinois. Le gouvernement néerlandais estime que les fournisseurs doivent prendre des mesures de précaution pour sécuriser leurs réseaux.
Les États-Unis ont imposé des sanctions à Huawei, limitant ainsi les échanges de plusieurs sociétés américaines avec l'entreprise chinoise. L'UE n'en est pas encore là.
Huawei n'a pas été nommé lors de la réunion des ministres de l'UE, mais les pays de l'UE examineront les « cadres légaux » du pays d'origine des équipements. Cela fait indirectement référence à l'ingérence étatique dans les grandes entreprises technologiques, ce qui peut concerner les fournisseurs russes ou chinois. De plus, les États membres de l'UE ne doivent pas dépendre d'un seul fournisseur mais s'approvisionner auprès de plusieurs.
Auparavant, l'UE avait déjà alerté sur le nombre croissant de cyberattaques soutenues par des États. Elle avait également évoqué le risque que représentent les équipements 5G provenant de puissances étrangères dans les réseaux mobiles.
Huawei nie tout espionnage pour le compte du gouvernement chinois. À ce jour, aucune preuve concrète n'atteste que Huawei espionne effectivement.

