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L'UE approuve le plan de relance polonais mais ne procède pas encore aux paiements

Iede de VriesIede de Vries
David SASSOLI – Président du PE rencontre Ursula VON DER LEYEN – Présidente élue de la Commission européenne au PE à Bruxelles

L'opposition de gauche au Parlement européen menace encore de demander la démission de la Commission européenne si des subventions de relance sont versées à la Pologne avant que Varsovie n'ait annulé la réduction controversée de l'indépendance judiciaire polonaise. Mais les libéraux centristes à Strasbourg attendent encore avant de déposer des motions anti-Von der Leyen.

Au cours des derniers mois, le Parlement européen avait insisté dans une dizaine de motions et amendements (non contraignants) pour que les milliards liés à la pandémie ne soient pas encore versés à la Pologne. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, avait conseillé la semaine dernière aux pays de l’UE d’approuver le plan de relance polonais lié au coronavirus. Cela ouvre à Varsovie la perspective de 35,4 milliards d'euros en subventions et prêts.

La semaine prochaine, les États membres de l'UE doivent formellement approuver ce plan de relance. De nombreux eurodéputés les ont déjà appelés à conditionner cette approbation à des « conditions de décaissement ». Jusqu’à présent, ils ont refusé de le faire.

Depuis plus d’un an, la Commission européenne se trouve prise entre deux feux concernant d’éventuelles sanctions financières contre la Pologne : le Parlement européen exige des mesures punitives contre la Pologne « dissidente », tandis que les chefs de gouvernement des 27 États membres de l’UE préfèrent résoudre le différend avec leur homologue Morawiecki de manière amiable.

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a assuré mardi aux eurodéputés qu'elle respecterait toutes les règles européennes relatives au fonds national de relance post-coronavirus. « Soyons très clairs : je sais que certains d'entre vous sont sceptiques, mais permettez-moi de vous assurer que les fonds ne pourront être débloqués que lorsque les réformes judiciaires polonaises seront mises en œuvre. »

Von der Leyen a contesté avoir ignoré les procédures juridiques en cours contre la Pologne. Le gouvernement conservateur polonais PiS estime que les lois européennes ne sont pas supérieures aux lois nationales. « Accepter le plan de relance polonais ne signifie pas que nos autres procédures concernant l'État de droit en Pologne soient arrêtées. Nous poursuivrons les procédures d'infraction et en lancerons de nouvelles si nécessaire. »

Avec cette déclaration, Von der Leyen a désamorcé la tension chez de nombreux politiciens européens. Certains députés libéraux – parmi lesquels Guy Verhofstadt (Open Vld) et Sophie in Veld (D66) – avaient même menacé de déposer une motion de censure pouvant contraindre la Commission entière à démissionner.

Mais après l’intervention de Von der Leyen, le ton de la plupart des eurodéputés s’est modéré. Les Verts ont toutefois déclaré qu’ils conserveraient « tous les moyens » pour tenir la Commission responsable, y compris une révocation forcée.

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Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

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