Le négociateur de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, déclare « qu'il reste encore beaucoup de travail » avant qu'un accord sur le Brexit ne puisse être conclu avec le gouvernement britannique concernant le départ de l'UE. Dimanche, Barnier a informé les ambassadeurs de l'UE de ses pourparlers « constructifs » au niveau technique avec le Royaume-Uni.
Les discussions se poursuivront lundi. Barnier mettra les ministres européens chargés des Affaires européennes au courant de l'état des négociations mardi au Luxembourg.
Londres et Bruxelles ont décidé vendredi d'intensifier les discussions, alors qu'il semblait que les Britanniques avaient atteint une certaine forme d'accord avec leur voisin Irlande. La pression est forte pour réaliser des progrès avant le sommet de l'UE qui aura lieu à la fin de cette semaine.
Un certain optimisme a été exprimé des deux côtés quant à la possibilité de parvenir à un accord. En même temps, l'UE reste attachée à la nécessité d'éviter une frontière dure en Irlande et de préserver l'intégrité du marché intérieur européen.
Le temps presse, car un accord de principe doit être conclu avant jeudi prochain afin d’être présenté aux dirigeants des pays européens. Si ces derniers approuvent un accord lors du sommet européen du 17 octobre, celui-ci devra également être ratifié par la Chambre des communes. Cependant, Johnson n'y dispose pas d'une majorité et dépend fortement du soutien du parti régional nord-irlandais DUP.
Si un accord sur le Brexit ne peut être conclu la semaine prochaine, Johnson sera confronté à une loi adoptée début octobre par le Parlement britannique. Cette loi l'oblige à demander un report du Brexit si aucun accord n'est trouvé cette semaine pour un départ ordonné au 31 octobre.
Johnson a publiquement déclaré préférer un Brexit sans accord au 31 octobre plutôt qu'un report du Brexit. En cas de nouveau report, il est fort probable que les Britanniques se dirigent vers de nouvelles élections.

