Cette année sera probablement celle où la réforme tant attendue du principal programme de subventions agricoles de l’UE, la politique agricole commune (PAC), verra enfin le jour. On en parle depuis 2018 et on est actuellement dans une phase transitoire jusqu’à la fin de l’année prochaine.
La présidence tournante portugaise de l’Union européenne souhaite parvenir à un accord dans la prochaine moitié d’année avec le Parlement européen, la Commission européenne et les 27 ministres de l’Agriculture. « Nous allons nous engager pour finaliser les négociations sur la PAC », a déclaré la ministre portugaise de l’Agriculture Maria do Céu Antunes dans un entretien avec Euractiv.
Le mois dernier, les trois niveaux de gouvernance européens ont chacun défini leur position sur la nouvelle politique agricole souhaitée. Ils vont maintenant tenter de s’aligner totalement lors des négociations en trilogue. Le premier cycle de négociations est prévu les 22, 27 et 29 janvier.
Même si les trois co-législateurs ne parvenaient pas à un accord sous la présidence portugaise, une nouvelle tentative sera très probablement couronnée de succès sous la houlette de la Slovénie dans la seconde moitié de 2021, selon les prévisions.
À la veille des négociations en trilogue, la Commission européenne a publié une liste de pratiques agricoles compatibles avec les nouveaux dispositifs écologiques du futur cadre de la Politique Agricole Commune (PAC).
La Commission européenne précise clairement qu’il s’agit d’activités nouvelles ; ce ne sera pas une source de subvention pour des politiques existantes. Le niveau d’ambition doit aller au-delà des exigences et obligations actuelles, a indiqué le commissaire à l’Agriculture Janusz Wojciechowski en introduction de la nouvelle phase de trilogue.
Ces dispositifs écologiques sont un nouvel outil de subvention destiné aux agriculteurs qui choisissent d’orienter davantage leur gestion vers la protection de l’environnement et l’action climatique. Ces mesures peuvent varier selon les pays. La Commission européenne a déjà formulé des « recommandations » nationales en ce sens.
Les pratiques agricoles susceptibles d’être soutenues par ces dispositifs écologiques doivent être liées au climat, à l’environnement, au bien-être animal et à la résistance aux antimicrobiens, et leurs priorités doivent être établies au niveau national ou régional.

