Merz considère l'accord comme presque finalisé et souligne qu'il constituerait une étape importante pour les relations économiques entre l'UE et l'Amérique du Sud. Il souhaite accélérer le processus, notamment en raison de la menace de sanctions commerciales des États-Unis. Macron, en revanche, reste préoccupé par les conséquences pour les agriculteurs français, notamment en ce qui concerne l'importation bon marché de viande bovine sud-américaine.
La France tente de convaincre d'autres pays de l'UE de bloquer l'accord. Avec la Pologne, elle forme un groupe qui met en garde contre les effets négatifs sur l'agriculture et l'environnement. La France cherche à gagner du temps au niveau européen pour mobiliser davantage d'alliés contre cet accord.
Entre-temps, certains pays de l'UE changent d'avis. Sous la pression des sanctions américaines imminentes et face à la stagnation des discussions avec Washington sur les droits à l'importation, plusieurs États membres sont de plus en plus disposés à approuver l'accord Mercosur. La Commission européenne tente de forcer une décision d'ici au 9 juillet au plus tard.

