À cause des crues, de vastes zones sont inondées en Autriche, Allemagne, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie et Roumanie. Les infrastructures et les maisons ont été emportées, et des centaines de milliers de personnes ont dû fuir.
Les eurodéputés se sont plaints des récentes coupes budgétaires dans le service d’urgence de l’UE. Ils souhaitent allouer des fonds supplémentaires dans le prochain cadre financier pluriannuel pour renforcer la préparation aux catastrophes. Ils veulent aussi que le Fonds de solidarité de l’UE soit « proportionné à l’augmentation du nombre ainsi qu’à la gravité des catastrophes naturelles en Europe ».
Au cours des trente dernières années, au moins 5,5 millions de citoyens de l’UE ont été touchés par des phénomènes naturels violents. On compte trois mille morts et plus de 170 milliards d’euros de dégâts économiques.
L’augmentation du nombre de catastrophes naturelles est fortement liée au réchauffement climatique, affirment de nombreux eurodéputés. Ainsi, cette année a encore battu un record : l’été 2024 a été le plus chaud jamais enregistré dans l’UE. Cette tendance devrait se poursuivre.
Pour faire face à cette situation future, il faut à long terme davantage d’investissements de l’UE dans la « résilience régionale et locale ». La politique future de l’UE doit aussi se concentrer encore davantage sur l’adaptation au changement climatique.
Dans une résolution adoptée jeudi au sujet des inondations dévastatrices, les eurodéputés expriment leur mécontentement face aux récentes coupes budgétaires du mécanisme de protection civile de l’UE. Ils appellent à un financement suffisant et amélioré afin d’accroître la préparation et de renforcer les capacités, notamment en vue du prochain cadre financier pluriannuel de l’UE.
La Commission européenne (nouvelle) doit donc rapidement présenter un plan d’adaptation au climat, selon les eurodéputés. Celui-ci doit également inclure des propositions législatives concrètes. Ceci a d’ailleurs été plus ou moins annoncé par la présidente de la Commission Ursula von der Leyen pour la période 2024-2029.
L’eurodéputé PvdA Mohammed Chahim déclare que « ce n’est pas l’inondation du siècle, mais le siècle des inondations » et estime qu’il faut agir. « Nous ne pouvons pas abandonner ces personnes. Nous ne pouvons pas abandonner ces agriculteurs. Nous ne pouvons pas nous permettre de tenir ces débats chaque année en réaction aux catastrophes. Il est temps de passer à l’action décisive. » Il plaide pour « une Europe résiliente » capable de faire face aux excès du changement climatique.
La collègue de Chahim, Jeanette Baljeu (VVD), partage cet avis. « Cette catastrophe, tout comme les inondations aux Pays-Bas en 2021 et les nombreux incendies de forêt en Europe du Sud, nous rappellent douloureusement comment le changement climatique augmente la fréquence et la gravité des catastrophes naturelles. »
Elle ajoute : « L’expérience néerlandaise de longue date dans la lutte contre l’eau montre que nous pouvons nous protéger en investissant ciblé dans la gestion de l’eau et en réalisant des investissements. »

