Faisant référence à la demande de réduction de la taxe agricole, le ministre Siekierski a souligné que les autorités locales et les maires auront la possibilité d'exempter l'année prochaine certains agriculteurs de la hausse de cette taxe. Le ministre a précisé qu'il s'agissait d'un montant d'environ 80 millions d'euros.
La visite des nouveaux ministres au point de passage frontalier a suivi les premières discussions polono-ukrainiennes à Kyiv concernant la question des céréales, initiées par le nouveau gouvernement polonais pro-européen. Le Premier ministre Donald Tusk cherche à résoudre le problème des céréales dans le cadre des règles nationales et européennes en vigueur, sans perdre de vue les intérêts de l'agriculture polonaise.
La levée du blocus à ce seul point de passage est valable pour deux semaines. Il est possible que leur exemple soit suivi ailleurs. Le soutien des agriculteurs polonais aux blocus frontaliers a diminué ces dernières semaines après qu’il ait été révélé que ce sont surtout les négociants polonais en céréales qui ont profité de l'assouplissement des règles d'exportation de l'UE l'an passé. Ils ont acheté en grande quantité des céréales ukrainiennes moins chères, laissant les agriculteurs polonais avec leurs propres récoltes. Des calculs de l'Union européenne ont montré que quasiment toutes les céréales ukrainiennes achetées ont été revendues et transportées via d'autres pays de l'UE.
Bien que le blocus sur les importations ukrainiennes à ce point frontalier soit temporairement levé, aucune information n’a encore été communiquée concernant d’autres blocus d’importation. À plusieurs autres points de passage polono-ukrainiens, les transports de marchandises ukrainiennes continuent d’être bloqués, mais cela est désormais fait par des chauffeurs routiers polonais en protestation depuis plusieurs semaines.
Ces chauffeurs routiers protestent contre le fait que les chauffeurs ukrainiens peuvent désormais effectuer un nombre illimité de trajets et transports vers les pays de l’UE à des tarifs concurrentiels plus bas. De plus, ils rapportent des chargements au retour qui seraient autrement transportés par des chauffeurs européens. Les routiers polonais ont annoncé qu’ils allaient intensifier leur blocus, ce qui pourrait entraîner une escalade supplémentaire du conflit entre les deux pays.

