L'Autorité néerlandaise de sécurité des aliments et des produits de consommation (NVWA) anticipe à partir du 1er avril de nombreux problèmes pour l'exportation des produits agroalimentaires néerlandais vers la Grande-Bretagne. À cette date, les Britanniques mettront en œuvre leur nouveau système d'enregistrement des importations post-Brexit.
Pour l'importation de toutes sortes de produits agroalimentaires tels que les légumes frais, les fleurs et les produits laitiers, un certificat sanitaire spécifique sera obligatoire à partir du 1er avril.
Le coordinateur Brexit de la NVWA, Peter Verbaas, déclare que les envois sans les documents appropriés rencontreront des difficultés. Il qualifie le 1er avril de « peut-être la journée la plus importante du Brexit de l'année ». À cette date, les exportations de l'Union européenne (UE) vers le Royaume-Uni, notamment les fleurs, légumes et fruits, devront être accompagnées d'un certificat phytosanitaire. De nombreux produits vétérinaires fabriqués à partir de matières premières animales devront également être accompagnés d'un certificat de santé vétérinaire.
Selon les procédures britanniques, la certification des « produits à haut risque », comme les arbres, plantes vivaces et animaux vivants, est obligatoire depuis le 1er janvier. Pour quasiment tous les autres produits agroalimentaires, l'obligation de certification s'applique à partir du 1er avril. Chaque catégorie de produit dispose de son propre certificat de santé vétérinaire.
Depuis le 1er janvier 2021, les règles d'importation applicables aux produits agricoles britanniques exportés vers l'UE suivent les régulations britanniques en vigueur pour tous les pays hors UE. Cependant, les Britanniques ont choisi une mise en œuvre progressive pour leurs importations. Cela signifie que jusqu'au 1er avril, certains détails relatifs aux différents certificats d'exportation restent flous.
La NVWA craignait que certains entrepreneurs ne se soient pas suffisamment préparés aux nouveaux processus d'importation. Cette inquiétude a été confirmée début d'année lorsque plusieurs transports de viande ont dû être retenus. Certaines cargaisons ont été retardées à tel point qu'elles ne pouvaient plus être consommées par l'homme et ont dû être détruites.
Verbaas avertit que les coûts liés à la destruction et les pertes de cargaison seront à la charge des entrepreneurs, y compris après le 1er avril.
Le ministère britannique de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales (Defra) organise entre février et mars une série de webinaires destinés aux entreprises européennes exportant des produits d'origine animale vers la Grande-Bretagne (avec sous-titres en plusieurs langues, dont le néerlandais).
De plus, divers webinaires sont également proposés aux importateurs britanniques de produits d'origine animale, de produits composés ainsi que de produits de la pêche et pisciculture.

