Les éleveurs autrichiens doivent remplacer les sols des étables plus tôt

Les éleveurs de porcs autrichiens ne peuvent pas reporter la conversion de leurs écuries jusqu'en 2040, comme cela a été décidé précédemment. La Cour constitutionnelle a annulé le compromis du gouvernement de coalition.

La Cour estime que la période transitoire de 17 ans pour l'interdiction des caillebotis est trop longue et ne peut être objectivement justifiée.

La Cour constitutionnelle n'a pas fixé de nouvelle date ; Le ministre de la Protection des animaux, Johannes Rauch (Verts), fixe désormais l'échéance à juillet 2030, avec une phase de transition à partir de juillet 2025.

En outre, l'étiquetage de l'origine devrait être introduit dans le secteur de la restauration autrichienne afin que les consommateurs puissent choisir en toute connaissance de cause la viande autrichienne, selon la coalition autrichienne du conservateur ÖVP et des Verts. Rauch a insisté pour qu'un accord soit rapidement conclu. 

En Autriche, 20 000 élevages de porcs, dont les deux tiers sont des élevages de porcs d'engraissement, sont désormais concernés. Les organisations agricoles autrichiennes vont faire la guerre contre cela.

La décision de la Cour a suscité des réactions partagées. Les défenseurs des droits des animaux saluent le raccourcissement de la période de transition. Ils insistent sur une modification rapide de la législation. Ils plaident également en faveur de subventions plus élevées pour permettre aux éleveurs de porcs de passer rapidement à des systèmes de logement plus respectueux des animaux.

Les réactions au sein de la politique autrichienne sont également divisées. Alors que les Verts considèrent l'arrêt de la Cour comme une victoire pour la protection des animaux, les représentants d'autres partis, comme le SPÖ, soulignent la nécessité d'une approche équilibrée. 

Les éleveurs de porcs et le ministère de l'Agriculture expriment également leurs inquiétudes. Ils soulignent qu'un changement aussi brutal pourrait avoir de graves conséquences pour le secteur. L'Association des éleveurs porcins autrichiens (VÖS) doute de la faisabilité des mesures proposées et met en garde contre d'éventuels effets négatifs sur la production de viande autrichienne.

Le ministre de l'Agriculture Norbert Totschnig (ÖVP) a souligné que l'approvisionnement en produits alimentaires locaux, le bien-être des animaux et la survie des exploitations agricoles doivent être garantis : « Nous ne devons pas mettre en danger notre escalope autrichienne et devenir dépendants des importations de l'étranger. »