Non seulement un interdit temporaire de transport de bétail a été instauré dans le Land de Brandebourg à l’est, mais des règles plus strictes ont aussi été mises en place en Allemagne centrale afin de contenir la propagation de la variante H5N1 de la grippe aviaire.
Par ailleurs, dans le sud de l’Allemagne, on craint un possible « passage » de la tuberculose bovine depuis la province autrichienne du Vorarlberg, située à peine à 100 kilomètres au sud-ouest de Munich. L’Autriche a ordonné à plusieurs dizaines d’exploitations d’abattre davantage d’animaux. La tuberculose bovine sévit dans cette région frontalière depuis plus d’un mois.
Lors d’échantillonnages, de nouvelles contaminations ont été détectées, bien qu’un interdit de transport soit en vigueur depuis plus d’un mois. Dans la région de Bregenzerwald au Vorarlberg, une grande exploitation agricole de plus de 100 bovins a été fermée. Le soupçon est né à la suite d’anomalies découvertes lors d’un abattage en Allemagne.
Les autorités ont désormais identifié environ 60 autres exploitations ayant eu des contacts avec l’exploitation contaminée, signifiant que plus de 600 bovins sont potentiellement exposés au risque. Pour maîtriser la situation, les autorités vétérinaires, en concertation avec le ministère de la Santé, ont décidé d’ordonner de nouveaux abattages.
Pour protéger contre la propagation de la fièvre aphteuse, le Land de Berlin a en parallèle décidé qu’aucun animal à sabots ne pourra être exposé durant la Foire agricole internationale Grüne Woche, la semaine prochaine à Berlin. En Allemagne, la lutte contre les maladies animales relève de la compétence des Länder respectifs.
Le ministre fédéral de l’Agriculture, Cem Özdemir, a rencontré lundi des représentants du secteur agricole afin d’évoquer la situation liée à la fièvre aphteuse. L’équipe centrale de crise pour les maladies animales sera de nouveau réunie mardi. Cette équipe de crise s’était déjà réunie la semaine dernière suite à un nouveau cas de grippe aviaire dans le land de Hesse.
Le ministère recommande un strict respect des mesures de biosécurité. Tout contact entre oiseaux domestiques et sauvages doit être évité à tout prix. Surtout, les oiseaux sauvages ne doivent en aucun cas avoir accès à la nourriture, à la litière ou à tout objet en contact avec la volaille domestique. Il est également interdit à la volaille de boire dans des fossés, étangs ou flaques fréquentés par des oiseaux sauvages.
Les expositions de volailles ou d’oiseaux ne peuvent avoir lieu qu’en respectant des règles de sécurité strictes, associées à une évaluation régionale des risques. Il faut éviter à tout prix la réunion de volailles (de stud-book) d’origines diverses lors d’expositions de plusieurs jours.
Il est conseillé aux éleveurs de volailles d’éviter de participer à des expositions avicoles ou à des événements similaires. Pour prévenir toute nouvelle propagation, il leur est recommandé d’observer un délai d’au moins 21 jours entre plusieurs visites d’expositions.

