Lors d'une réunion du Conseil de l'Europe dans la capitale moldave, Chisinau, une étape importante a été franchie vers la création d'un tribunal spécial. Celui-ci devra se concentrer sur la poursuite des dirigeants politiques et militaires tenus responsables de la guerre contre l’Ukraine.
La Haye
Selon plusieurs pays impliqués, un accord a été approuvé concernant l'organisation ultérieure du tribunal. Un comité de gestion spécial sera créé pour superviser la préparation et le fonctionnement de cette cour. Ce comité sera provisoirement installé à La Haye.
Au total, 37 pays ont soutenu ces nouveaux accords. L’Union européenne s’est également jointe aux préparatifs du tribunal. Des démarches antérieures avaient déjà été entreprises en 2025 et début 2026.
Promotion
Déportation
Parallèlement aux projets du tribunal, le sort des enfants ukrainiens était également au centre des discussions. Selon la Commission européenne, plus de 20 500 enfants ont été déportés ou contraints d’être transférés en Russie et dans d'autres territoires occupés depuis le début de l'invasion russe.
Un peu plus de 2 100 de ces enfants seraient jusqu’à présent revenus en Ukraine. Le sort de nombreux autres reste encore incertain. La Commission européenne indique que ces enfants ont été soumis à des pressions pour renoncer à leur identité ukrainienne.
50 millions supplémentaires
Le 11 mai, des représentants de l’Union européenne, de l’Ukraine, du Canada et d’autres partenaires internationaux se sont réunis à Bruxelles pour un sommet sur le retour des enfants ukrainiens. Ils ont convenu de renforcer la coopération pour la localisation, la protection et le retour de ces enfants.
L’Union européenne a annoncé la mise à disposition de 50 millions d'euros supplémentaires pour renforcer la protection de l’enfance en Ukraine et soutenir les programmes de retour. Les pays participants souhaitent aussi intensifier leur soutien à la recherche et aux procédures judiciaires concernant les déportations et les transferts forcés.
Nouvelles sanctions
Par ailleurs, les pays de l’UE préparent de nouvelles sanctions contre des personnes et organisations russes impliquées présumément dans la déportation, la rééducation et la militarisation des enfants ukrainiens. Plus de soixante acteurs avaient déjà été ciblés lors de précédentes séries de sanctions.
Les pays participants ont souligné que le retour des enfants et la responsabilité juridique des crimes commis resteront au cœur de la coopération internationale autour de l’Ukraine dans les prochains mois.

