Pour éviter la propagation de l'infection, une zone de sécurité de trois kilomètres a été établie autour de la ferme. De plus, une zone de dix kilomètres autour de l'exploitation est surveillée.
La fièvre aphteuse est un virus très contagieux qui n'est pas dangereux pour l'homme. Il peut se propager parmi les ongulés comme les vaches et les porcs ainsi que chez les ruminants tels que les moutons et les chèvres.
Des épidémies de fièvre aphteuse ont déjà eu lieu en Europe. En 2011, des centaines d'animaux ont été abattus en Bulgarie. En 2007, le Royaume-Uni a été frappé par une épidémie encore plus importante, nécessitant l'abattage de plus de 2000 animaux.
Avec la confirmation de cette épidémie, l'Allemagne perd la reconnaissance « exempt de fièvre aphteuse sans vaccination » délivrée par l'Organisation mondiale de la santé animale. Des zones fermées ont déjà été mises en place, les animaux infectés ont été abattus et des restrictions de transport ont été imposées pour les animaux sensibles (ruminants et porcs). Bien que la fièvre aphteuse soit une maladie virale très contagieuse, les infections chez l'homme sont extrêmement rares car les humains sont peu sensibles à ce virus.
Le ministère allemand de l'Alimentation et de l'Agriculture (BMEL) a de nouveau convoqué l'Unité centrale de crise pour les maladies animales afin de discuter de l'épidémie de fièvre aphteuse. Il y a quelques jours, des discussions avaient déjà eu lieu à Berlin entre les services vétérinaires concernant le renforcement des mesures contre la grippe aviaire en Allemagne. Lundi, les organisations agricoles seront également associées aux discussions.
Les aviculteurs allemands ont reçu des conseils pour mieux protéger leurs animaux contre la grippe aviaire. Le ministère de l'Agriculture l’a souligné après qu'une nouvelle infection a été détectée dans le land de Hesse chez une oie du Canada, et après qu’un décès humain lié à une infection par le virus H5N1 a été enregistré pour la première fois aux États-Unis.
Les autorités américaines affirment que le décès de cette femme de 65 ans en Louisiane ne marque pas le début d’une pandémie, mais constitue néanmoins un motif d’inquiétude. Le danger pour l’homme et les animaux est actuellement jugé très faible en Allemagne. Néanmoins, le ministre du BMEL, Özdemir, a ordonné d’intensifier les efforts de précaution.
Le ministère recommande un respect strict des mesures de biosécurité. Le contact entre les oiseaux domestiques et sauvages doit être évité à tout prix. Il est surtout interdit aux oiseaux sauvages d'accéder à la nourriture, à la litière ou à tout autre objet en contact avec la volaille domestiquée. Les volailles ne doivent pas non plus boire dans des fossés, étangs ou flaques fréquentés par des oiseaux sauvages.

