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Sommet financier de l'UE relance le débat sur la réduction des subventions agricoles

Iede de VriesIede de Vries
Photo par Joao Marcelo Marques sur UnsplashPhoto: Unsplash

Jeudi, les chefs de gouvernement des pays de l'UE se réuniront à Bruxelles pour discuter du nouveau cadre financier pluriannuel. Étant donné les profondes divergences d'opinions, ce sommet financier exceptionnel ne conduira pas à un accord, mais au mieux à un consensus politique sur la nécessité de moderniser le mandat de l'UE.

Le cœur du problème est que plusieurs pays et dirigeants politiques reconnaissent que les méthodes de travail et le mandat de l'Union européenne, en place depuis 75 ans, doivent être « modernisés » et que l'UE doit assumer davantage et d'autres tâches. La politique climatique, le Green Deal et les nouvelles énergies, une meilleure surveillance des frontières extérieures, une répartition équitable de l'accueil des demandeurs d'asile et une politique technologique moderne en sont des exemples.

Cependant, puisque la plupart des pays de l'UE ne veulent pas augmenter leur contribution annuelle à Bruxelles, il n’y a pas d'argent pour ces nouvelles missions souhaitées, ce qui signifie qu'il faudra réduire les dépenses actuelles. La question qui se pose est : pourquoi l'UE doit-elle encore faire ce qu’elle fait depuis des dizaines d’années ? La politique agricole commune, qui représente 59 milliards d'euros par an soit plus d'un tiers du budget total, en est une partie importante. Les Pays-Bas sont l’un des pays qui considèrent que le budget de la PAC pourrait être réduit d’un quart.

Justement cette semaine, le magazine généralement bien informé Politico a révélé qu’une lutte se déroule depuis longtemps en coulisses à Bruxelles, au plus haut niveau, au sujet de ces subventions agricoles. Le plus haut fonctionnaire du département agricole, le directeur général, s'oppose à ce que l’évaluation et l’attribution des subventions agricoles soient subordonnées à une transformation trop rapide vers le Green Deal. C’est ce qui ressort d’e-mails internes divulgués.

Le plus haut responsable agricole à Bruxelles estime que les subventions agricoles actuelles ne peuvent être arrêtées ou réduites immédiatement. Il aurait plaidé pour ne pas arrêter, mais d’abord ralentir le rythme. Il est à prévoir que la France et la Pologne s'opposeront fortement à une réduction des subventions agricoles. Dans la proposition de compromis présentée par le président de l’UE Charles Michel, une petite partie des subventions actuelles est reformatée en soutien direct aux revenus des agriculteurs, au détriment des grandes entreprises agricoles.

Des propositions sur la stratégie « de la ferme à la table » et la stratégie biodiversité 2030 sont attendues fin mars. Elles auront un impact important sur la nouvelle PAC, si la Commission européenne a son mot à dire. Les États membres devront inclure dans leurs plans PAC que 40 % au moins des dépenses contribuent aux objectifs climatiques. La loi européenne sur le climat ancrera cela, donc les nouveaux plans PAC seront de toute façon évalués selon la politique climatique. Il ne faut donc pas s’attendre à ce que les chiffres concernant la réduction des dépenses agricoles soient évoqués dès maintenant à Bruxelles.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte maintiendra dans les prochains jours, lors du sommet spécial de l’UE, son souhait que le budget européen et la contribution néerlandaise ne croissent pas. Même en échange d’un budget européen plus moderne, il ne souhaite pas que la contribution néerlandaise augmente.

Mark Rutte a déclaré cela mardi soir lors d'un débat au parlement à La Haye. Selon lui, la proposition récemment faite par le président de l’UE Charles Michel doit être écartée. L’objectif néerlandais de ne pas augmenter le budget européen est selon Rutte avant tout un moyen d'assurer que les Pays-Bas ne paient pas plus qu'ils ne le font déjà.

La Commission européenne souhaite augmenter le budget de l’UE à 1,11 % de l'économie cumulée de tous les pays membres. Le président de l’UE Charles Michel propose en compromis un budget à 1,074 %. Pour les Pays-Bas, cela représente une hausse de 2 milliards d'euros. Rutte laisse la porte ouverte à une augmentation du budget, à condition que cela ne signifie pas une augmentation nette des contributions néerlandaises.

Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

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