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Von der Leyen : la PAC peut encore être améliorée ; Timmermans : la retirer si nécessaire

Iede de VriesIede de Vries
https://unsplash.com/@guillaumeperigoisPhoto: Unsplash

Il n'est pas encore trop tard pour que la nouvelle politique agricole commune européenne prenne davantage en compte la politique environnementale et climatique du Pacte vert pour l'Europe (Green Deal) de l'UE.

C'est ce qu'affirme la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans une lettre de réponse adressée au groupe des Verts, qui estime que la politique agricole affaiblie doit être complètement retirée.

Von der Leyen déplore que tant le Parlement européen que les 27 ministres de l'Agriculture aient adopté sur plusieurs points des positions moins ambitieuses que la proposition initiale de la Commission. Jeudi, à Bruxelles, débutera le trilogue, la négociation tripartite entre le Parlement, la Commission et le Conseil des ministres, destinée à parvenir à une position commune définitive.

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Von der Leyen indique qu'il reste des possibilités d'amélioration et envisage donc de ne pas retirer la proposition de la Commission. Le commissaire européen néerlandais Frans Timmermans laisse toutefois cette option clairement ouverte, comme il l’a récemment déclaré lors d’une interview accordée à RTL Nieuws.

L’eurodéputé néerlandais Bas Eickhout regrette que Von der Leyen ne veuille pas retirer la proposition de la PAC et repartir de zéro. Von der Leyen a souligné avec finesse que la proposition avait été élaborée en 2018 par la Commission précédente et non par son équipe. Elle affirme également que le Green Deal n'est pas un obstacle mais une solution…

Eickhout se dit cependant satisfait « que la présidente de la Commission soit d’accord avec nous sur l’importance du Green Deal pour lutter contre le changement climatique et la perte de biodiversité. Il est rassurant de voir qu’elle insiste pour que la stratégie "de la ferme à la table" et la biodiversité soient intégrées dans la nouvelle PAC », selon Eickhout.

Si les objectifs environnementaux et climatiques du Green Deal (la vitrine de la Commission Von der Leyen !) ne sont pas atteints parce que « l'agriculture » ne coopère pas suffisamment, Timmermans n’exclut pas le retrait. Un porte-parole de la Commission a insisté sur le fait que ce n’est pas encore le cas.

Selon Timmermans, les agriculteurs ont besoin du Green Deal pour devenir un secteur viable à long terme. Il souligne « que quatre-vingts pour cent des subventions de plusieurs millions d’euros vont à vingt pour cent des agriculteurs. Et ce ne sont même pas des familles agricoles traditionnelles, mais des grands propriétaires terriens et des conglomérats agricoles ».

Les objections de Von der Leyen et Timmermans portent principalement sur l’inclusion d’une « période d’essai » de deux ans dans la nouvelle PAC. La majorité centre-droit et conservatrice du Parlement européen (notamment issue de pays agricoles d’Europe de l’Est) souhaite garder la possibilité d’adapter, suspendre ou revenir en arrière en cours de route.

Timmermans redoute également que plus de contrôle et d’exécution soient délégués aux pays individuellement (lire : aux ministères nationaux de l’Agriculture). Ainsi, Bruxelles pourrait constater qu’un problème survient, mais ce serait ensuite aux États eux-mêmes de décider s’ils y remédient ou non.

Les négociations du trilogue se dérouleront dans les prochaines semaines au sein de trois sous-commissions différentes. Ces discussions se tiennent à huis clos. Il a été convenu que « rien n’est décidé tant que tout n’est pas décidé ». Par conséquent, aucun résultat intermédiaire ne sera communiqué, et il est probable que ce soit à la mi-décembre une question de « faire avec ou passer à autre chose ».

Contrairement aux précédentes fois, les négociations du trilogue ne sont pas dirigées par le commissaire à l’Agriculture (Wojciechowski), mais par Timmermans (ENVI – Climat et Environnement) et Stella Kyriakides (EFSA – Sécurité alimentaire). Pour les Pays-Bas, il n’y a par ailleurs qu’un seul Néerlandais de la commission AGRI dans l'un des trois groupes de négociation : Bert-Jan Ruissen (SGP).

De plus, ce trilogue sur la PAC ne concerne plus uniquement les membres d’AGRI ; un rapporteur de la commission environnement ENVI est également présent en tant que membre associé dans la délégation principale. Ainsi, l’élaboration de la nouvelle politique agricole n’est plus une « initiative exclusive » de la commission AGRI et du puissant lobby agricole européen, mais le gardien du Green Deal, la commission ENVI, peut encore contrarier les plans. La commission environnement ENVI compte six Néerlandais, dont deux vice-présidents Bas Eickhout (GroenLinks) et Anja Hazenkamp (Partij voor de Dieren).

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Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

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