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Les pays de l'UE veulent instaurer dès l'année prochaine des camps de retour en Afrique

Iede de VriesIede de Vries
Cinq pays de l'UE ont conclu un accord pour mettre en place au plus tard l'année prochaine un camp de retour pour les demandeurs d'asile déboutés en Ouganda, au Nigeria ou au Rwanda. Des préparatifs sont déjà en cours à ce sujet avec certains pays hors UE. Ces camps sont rendus possibles grâce à la nouvelle politique d'asile récemment adoptée par l'UE.
Les pays de l'UE préparent l’instauration de controversés camps de retour en Afrique.Photo: EU

Ces cinq pays sont considérés comme des précurseurs pour d'autres pays de l'UE ; leurs discussions sont suivies par un observateur de la Commission européenne. Le Groupe des Cinq se réunira à nouveau à la fin de ce mois, cette fois à Munich. 

Italie

Fait notable, l'Italie est absente des discussions alors qu'elle a déjà construit l'année dernière son propre centre de retour en Albanie, anticipant ainsi en fait les décisions européennes. Au grand mécontentement de la Première ministre italienne Meloni, l’Italie n’a pas pu utiliser cette prison de retour en Albanie en raison de décisions rendues par des tribunaux italiens. Ceux-ci ont jugé que les expulsions forcées des demandeurs d'asile déboutés étaient contraires à la loi et pouvaient constituer une violation des droits de l'homme.

L’Allemagne, l’Autriche, la Grèce, le Danemark et les Pays-Bas espèrent qu’un tel centre sera opérationnel en 2027. Ces projets sont rendus possibles par les nouvelles règles européennes sur la migration. En juin, le Parlement européen a approuvé des règles plus strictes visant à accélérer le renvoi des migrants. 

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Avec d'autres

Les cinq pays souhaitent également associer des organisations internationales à la poursuite de l'élaboration. Le Danemark a indiqué qu’il recherche des consultations avec l’Organisation internationale pour les migrations et l’Office des Nations Unies pour les réfugiés. L’UNHCR a déclaré ne pas avoir encore reçu de détails sur la proposition et ne peut donc pas réagir sur le fond aux accords.

Le Groupe des Cinq souhaite cependant poursuivre. Les pays ont déjà discuté à plusieurs reprises de leurs plans migratoires cette année et se retrouveront fin septembre, cette fois à Munich. Le Danemark s’attend à être prêt au plus tard fin 2027 à envoyer effectivement des migrants vers un centre commun de retour hors de l’UE.

Réserves

Les organisations de défense des droits de l'homme expriment de vives réserves à l'égard de ces projets. Elles craignent que les migrants se retrouvent hors d’Europe dans des structures de type carcéral, qu’ils ne bénéficient pas d'une protection juridique adéquate ou qu’ils soient détenus pendant de longues périodes. Elles avertissent également du risque de persécutions, de mauvais traitements et d'autres violations des droits fondamentaux dans les pays vers lesquels les migrants seraient transférés.

Le Conseil de l'Europe a aussi mis en garde contre les conséquences juridiques. Selon l'organisation, les centres de retour hors de l’UE comportent des risques considérables. Les migrants doivent conserver l’accès à l’aide juridique et à la protection. Cette responsabilité ne disparaît pas lorsqu’un demandeur d’asile débouté est hébergé hors du territoire de l’UE.

Déresponsabilisation

Les détracteurs inscrivent en outre ce projet dans un mouvement plus large où les pays européens externalisent une partie de leur politique migratoire vers des pays plus pauvres. Des activistes africains et européens avertissent que cela signifie non seulement la délégation du contrôle des frontières et la détention, mais aussi des responsabilités concernant les migrants et les réfugiés. Ils s’opposent à tout arrangement financier ou diplomatique à ce sujet.

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Cet article a été écrit et publié par Iede de Vries. La traduction a été générée automatiquement à partir de la version néerlandaise originale.

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