Un des points centraux de l’enquête est la constatation que des subventions indûment perçues de fonds agricoles de l’UE ont été déclarées sur la base de données fausses ou trompeuses. De plus, l’enquête s’intéresse aux indices d’une structure criminelle organisée impliquant également des fonctionnaires.
Le bureau de l’EPPO à Sofia collabore avec la police nationale bulgare pour approfondir l’enquête. Ce scandale de fraude concerne des demandes de subventions dans le cadre de différents régimes agricoles de l’UE entre 2020 et 2023. Dans le district de Bourgas, les criminels ont déposé une demande auprès du bureau municipal de l’agriculture avec des données inexactes.
Des perquisitions ont été effectuées au bureau régional de l’agriculture, dans les locaux de l’entreprise bénéficiaire et au domicile d’un haut fonctionnaire public ; des documents, des données numériques et des téléphones portables ont été saisis.
L’ampleur exacte du préjudice financier n’a pas encore été établie, mais les premières estimations évoquent plusieurs centaines de milliers d’euros par an. Dans les prochaines semaines, il est probable que l’enquête s’approfondisse. Il sera également examiné dans quelle mesure il s’agit d’un réseau ou d’un acte isolé.
Cette affaire jette à nouveau une ombre sur l’évaluation et l’attribution des subventions agricoles de l’UE en Bulgarie ainsi que sur leur contrôle. Des questions avaient déjà été soulevées auparavant sur la corruption au sein de l’appareil gouvernemental bulgare. En Grèce, une affaire similaire est en cours, mais là il s’agirait de détournements de millions d’euros.

